Hommage à Alain Delon
« Alain est un de ces rares talents qui peut s’honorer d’être qualifié de difficile. Pour moi, ce mot signifie professionnalisme, exigence, dévouement au travail, chaleur et amour. Il n’est pas un homme avec qui on joue, mais c’est un homme sur qui l’on peut compter. » Joseph Losey, 1980
En collaboration avec LaCinetek
- Christine (1958) Pierre Gaspart-Huit
- Le Chemin des écoliers (1959) Michel Boisrond
- Plein Soleil (1960) René Clément
- Rocco et ses frères (1960) Luchino Visconti
- Quelle joie de vivre (1961) René Clément
- L’Éclipse (1962) Michelangelo Antonioni
- Le Guépard (1963) Luchino Visconti
- Mélodie en sous-sol (1963) Henri Verneuil
- Le Samouraï (1967) Jean-Pierre Melville
- La Piscine (1968) Jacques Deray
- Le Clan des Siciliens (1969) Henri Verneuil
- Le Cercle rouge (1970) Jean-Pierre Melville
- Borsalino (1970) Jacques Deray
- La Veuve Couderc (1971) Pierre Granier-Deferre
- Le Professeur (1972) Valerio Zurlini
- Un Flic (1972) Jean-Pierre Melville
- Deux Hommes dans la ville (1973) José Giovanni
- Flic Story (1975) Jacques Deray
- Monsieur Klein (1976) Joseph Losey
- Notre Histoire (1984) Bertrand Blier
- Nouvelle Vague (1990) Jean-Luc Godard
Hommages
Joanna Hogg
“I think one of the things that Archipelago got me with, and particularly The Souvenir, is that it is a different language. […] It’s a way that [Joanna] has of telling stories. I should say, emotional stories. I mean, stories of people’s emotion that is very unique.” Martin Scorsese, May 2019
« The Souvenir commence comme un documentaire ou avec l’idée de faire un documentaire et s’achève sur une fiction. […] C’est l’origine de mon cinéma, un sentiment surgit et j’ai besoin de le suivre de manière absolue. Je pars de ce qui me touche au présent. C’est l’urgence qui me guide […]. Comme l’explique Rossellini lorsqu’il réalise son Voyage en Italie : “Le cinéma est aussi un microscope : quelle que soit la minceur apparente du sujet, un film cherche avec conviction à démêler un petit bout de la vérité — serait-ce la vérité étroitement autobiographique d’une relation de couple.” » Joanna Hogg, Transfuge, 31 janvier 2022
En collaboration avec Condor et le Centre Pompidou
- Unrelated (2007)
- Archipelago (2010)
- Exhibition (2013)
- The Souvenir – Part I (2019)
- The Souvenir – Part II (2020)
Jonás Trueba
« C’est à un voyage temporel que nous invite Trueba au sein de ses films, où le passé est évoqué par petites touches et par grandes vagues, mais aussi au sein de sa filmographie qui semble suivre, l’air de rien, l’évolution d’une jeunesse contemporaine en quête de sens, de l’insouciante vingtaine à la trentaine plus tourmentée. Les retrouvailles avec certains acteurs et actrices ami(e)s de Trueba intensifient la filiation entre [ses] films, qui ont également en commun la personnification de la musique telle un coryphée, un amour de la déambulation citadine, de la rencontre et de la conversation existentielle, sous les auspices de grands courants philosophiques ou littéraires. » Eva Markovits, Cahiers du cinéma, mars 2021
En partenariat avec l’institut Cervantes
En collaboration avec Arizona Distribution, LaCinetek et les Cahiers du cinéma
- Todas las Canciones hablan de mi (2010)
- Los Ilusos (2013)
- Los Exiliados Románticos (2015)
- La Reconquista (2016)
- Eva en août (2019)
- Qui à part nous (2021)
- Venez voir (2022)
Rétrospectives
Audrey Hepburn
« Rien ne destinait cette brindille à la tête bien faite à devenir la plus grande star d’Hollywood. Alors que le monde entier n’a d’yeux que pour les sulfureuses blondes aux corps de naïades, Audrey Hepburn dénote et surprend avec son port de tête de danseuse et sa silhouette gracile. C’est pourtant son sourire, son allure d’oiseau chanteur et ses grands yeux de biche qui feront d’elle la comédienne inoubliable du cinéma des années 1950-1960. Des réalisateurs de renom comme George Cukor, William Wyler et Stanley Donen la choisissent pour briller face caméra et donner vie à des personnages qui marqueront l’histoire du cinéma à jamais. […] Depuis [son Oscar de la Meilleure Actrice pour Vacances romaines], elle ne cessera d’étonner, de se réinventer et d’insuffler sa touche si spéciale à chacun de ses projets. » Floriane Reynaud, Vogue, 22 septembre 2020
“There is no doubt that the princess did become a queen, not only on the screen. One of the most loved, one of the most skillful, one of the most intelligent, one of the most sensitive, charming actresses and friends in my life.” Gregory Peck
En collaboration avec Capricci, L’Avant-Scène Cinéma et LaCinetek
- Vacances romaines (1953) William Wyler
- Sabrina (1954) Billy Wilder
- Drôle de frimousse (1957) Stanley Donen
- Diamants sur canapé (1961) Blake Edwards
- La Rumeur (1962) William Wyler
- Charade (1963) Stanley Donen
- My Fair Lady (1964) George Cukor
- Voyage à deux (1967) Stanley Donen
- La Rose et la flèche (1976) Richard Lester
Pier Paolo Pasolini
« Sa vocation s’était déclarée en travaillant pour Fellini et d’autres : curieusement, son cinéma profite de sa poésie […]. Cela vient du fait que le cinéma de Pasolini a une grande variété d’intérêts et de facettes. […] Son cinéma est libre, tour à tour anthropologique, politique, idéologique, symbolique, fantastique : en somme, il est poétique. Pasolini est avant tout un poète qui s’exprime non seulement en vers, mais aussi dans les films. » Alberto Moravia, in Vita di Moravia, 1991, Éd. Christian Bourgeois
« On m’a dit que j’ai trois idoles : le Christ, Marx et Freud.
Ce ne sont que des formules.
En fait, ma seule idole est la réalité.
Si j’ai choisi d’être cinéaste, en même temps qu’un écrivain, c’est que plutôt que d’exprimer cette réalité par les symboles que sont les mots, j’ai préféré le moyen d’expression qu’est le cinéma, exprimer la réalité par la réalité. » Pier Paolo Pasolini, février 1969
À l’occasion du centenaire de sa naissance
En partenariat avec l’Institut culturel italien (Paris). En collaboration avec Carlotta Films et son événement « Pasolini 100 ans ». En collaboration avec La Cineteca di Bologna, Centro Studi-Archivio Pier Paolo Pasolini, Il Cinema ritrovato, Bergamo Film Meeting, Riga International Film Festival, La Cinémathèque du documentaire, Les Films du Camélia, Tamasa, l’ADRC, l’Afcae, L’Avant-Scène Cinéma et LaCinetek
- Stendali (1960) Cecilia Mangini
- Accattone (1961) Pier Paolo Pasolini
- Mamma Roma (1962) Pier Paolo Pasolini
- Le Chant des marécages (1962) Cecilia Mangini
- La Rage (1963) Pier Paolo Pasolini, Giovanni Guareschi
- La Ricotta (1963) Pier Paolo Pasolini
- L’Évangile selon Saint Matthieu (1964) Pier Paolo Pasolini
- Enquête sur la sexualité (1964) Pier Paolo Pasolini
- Repérages en Palestine pour « L’Évangile selon Saint Matthieu » (1964) Pier Paolo Pasolini
- Des Oiseaux petits et gros (1966) Pier Paolo Pasolini
- La Terre vue de la lune (1966) Pier Paolo Pasolini
- Œdipe roi (1967) Pier Paolo Pasolini
- La Séquence de la fleur de papier (1967) Pier Paolo Pasolini
- Théorème (1968) Pier Paolo Pasolini
- Notes pour un film sur l’Inde (1968) Pier Paolo Pasolini
- Porcherie (1969) Pier Paolo Pasolini
- Médée (1969) Pier Paolo Pasolini
- Carnet de notes pour une Orestie africaine (1970) Pier Paolo Pasolini
- Le Décaméron (1971) Pier Paolo Pasolini
- Les Murs de Sanaa (1971) Pier Paolo Pasolini
- Les Contes de Canterbury (1972) Pier Paolo Pasolini
- Les Mille et une nuits (1974) Pier Paolo Pasolini
- Salò ou les 120 journées de Sodome (1975) Pier Paolo Pasolini
- Pasolini, Mort d’un poète (1995) Marco Tullio Giordana
- Essere morti o essere vivi è la stessa cosa (2000) Gianluigi Toccafondo
- Pasolini (2014) Abel Ferrara
- 2 Pasolini (2021) Andrei Ujică
Binka Zhelyazkova
« Le cinéma de Binka Zhelyazkova est à la fois avant-gardiste et engagé. Il se situe entre recherche formelle, critique politique et réflexion philosophique. Son style, exigeant et travaillé, tissé de profondes métaphores, a pu être comparé à celui de Fellini et de Tarkovski. […] Dans tous ses travaux, elle a cherché à mettre en évidence le décalage entre l’idéal communiste et la réalité, l’usage du pouvoir à des fins personnelles, la compromission et le conformisme. Sanctionnés et censurés dans la Bulgarie socialiste, ses films ont contribué à forger les codes d’une avant-garde au style métaphorique et expressif qui compose l’essence de la “nouvelle vague bulgare”. » Anelia Kasabova, citée par La Cinémathèque de Toulouse, avril 2019 & Un week-end à l’Est, novembre 2021
En collaboration avec Un week-end à l’Est, l’Institut bulgare de Paris et le Bulgarian National Film Center
- La Vie s’écoule silencieusement (1957) Binka Zhelyazkova, Hristo Ganev
- Nous étions jeunes (1961)
- Le Ballon (1967)
- La Piscine (1977)
- Binka : To Tell A Story About Silence (2006) Elka Nikolova
Le nouveau cinéma ukrainien
Depuis le 24 février dernier et l’agression russe sur son territoire, qui a fait et continue de faire des milliers de victimes et des millions de déplacés, l’Ukraine est au centre de l’attention médiatique. C’est une véritable guerre néo-coloniale que la Russie mène contre un pays qu’elle a de si nombreuses fois occupé qu’elle le considère comme sa propriété naturelle. C’est aussi une guerre culturelle, au nom de la défense de la minorité russophone – qui s’est pourtant toujours considérée comme ukrainienne –, de la langue et des « valeurs » russes. Or la culture de ce grand pays qu’est l’Ukraine – le plus grand d’Europe – s’est toujours distinguée de celle de son voisin impérialiste, malgré les innombrables tentatives d’assimilation et de destruction qui l’ont frappée. Le cinéma en est l’un des exemples les plus marquants, et ce focus sur le nouveau cinéma ukrainien permet d’en avoir un aperçu.
- Atlantis (2019) Valentyn Vasyanovych
- Inner Wars (2021) Masha Kondakova
- Stop-Zemlia (2021) Kateryna Gornostai
- Butterfly Vision (2022) Maksym Nakonechnyi
- Klondike (2022) Maryna Er Gorbach
- Pamfir (2022) Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk
Les leçons du Fema
Leçon de musique - Ennio Morricone
- Ennio (2021) Giuseppe Tornatore
Leçon de montage avec Yann Dedet
Pour la première année, le Fema accueille Yann Dedet, collaborateur de Maurice Pialat et de François Truffaut, pour une leçon de montage. Ce nouveau rendez-vous mettra chaque année en valeur un duo de techniciens du cinéma.
Pour cette première leçon de montage, Yann Dedet invite le dimanche 09.07 la monteuse Valérie Loiseleux et le directeur de la photo Renato Berta, pour un dialogue, notamment, autour de leur collaboration avec Manoel de Oliveira.
- Les Gants blancs (2014) Louise Traon
- Renato Berta, Face caméra (2022) Paul Lacoste
Cinéma muet
Retour de flamme
Femmes Femmes Femmes
Pour le 30e anniversaire de Retour de flamme, Serge Bromberg propose un étonnant voyage au pays des pionnières de l’histoire du cinéma, et revient sur la place des femmes à l’écran pendant le premier demi-siècle du Septième Art. Avec Femmes Femmes Femmes, découvrez des films passionnants invisibles depuis plus d’un siècle dans de nouvelles restaurations. À l’affiche : Alice Guy, la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, Chaplin comme vous ne l’avez jamais vu, Loïs Weber, des publicités très « décalées », Georges Méliès, de la mode coloriée, du suspense, des héroïnes à couper le souffle, de l’humour électoral, et d’autres films moins politiquement… corrects.
Comme chaque année, Serge Bromberg au piano racontera et fera découvrir ces films rares, miraculeusement retrouvés dans les caves et les greniers, grandes archives du monde. Un voyage extraordinaire dans le temps et la magie du cinéma, pour les 7 à 77 ans. Un ciné-spectacle merveilleux, euphorisant, passionnant, et qui cette année va faire du bruit !
En collaboration avec Lobster Films
Ciné-concert Cohl / Satie
Ce spectacle d’une heure propose les versions restaurées de dix films d’animation d’Émile Cohl, réalisés entre 1908 et 1912, accompagnés par des morceaux d’Erik Satie arrangés par Julien Coulon, et interprétés à la guitare classique par Xavier Courtet et Julien Coulon.
En collaboration avec GP Archives
- Programme Emile Cohl (1908) Émile Cohl
Ciné-concert Jacques Cambra
Jacques Cambra est pianiste et compositeur. Après une formation classique à l’École Normale de Musique de Paris/Alfred Cortot, sa personnalité, son sens du rythme le portent spontanément à se produire à travers la musique de danse. En 1997, il amorce une œuvre plus personnelle en s’intéressant à l’accompagnement musical de films issus du répertoire du cinéma muet. Peu à peu, l’idée se construit en lui que chaque film est une partition visuelle et il se considère comme son interprète. Une manière toute personnelle de voir et d’écouter le cinéma. Pianiste attitré du festival depuis 2005, il s’adapte, année après année, à des univers complètement différents : Louise Brooks, Greta Garbo, Buster Keaton, Charlie Chaplin, Max Linder, Louis Feuillade, Carl Theodor Dreyer, Alfred Hitchcock et Victor Sjöström.
- Paris qui dort (1923) René Clair
- Lisbonne, Chronique anecdotique (1930) José Leitão de Barros
- Maria do Mar (1930) José Leitão de Barros
Ciné-concert Florencia di Concilio
Saluée par la presse internationale, Florencia Di Concilio est une des artistes les plus prolifiques et versatiles de la nouvelle génération de compositeurs de musique que ce soit classique, de film, ou encore électronique.
Elle signe en particulier les musiques originales de Stranded Gonzalo Arijón (doc, 2007), Dark Blood George Sluizer (2012), Ava Léa Mysius (2017), Just Kids Christophe Blanc (2019), Influence Richard Poplak et Diana Neille (doc, 2020), Calamity : une enfance de Martha Jane Cannary Rémi Chayé (2020) – pour laquelle elle est nommée aux Prix Lumières 2021 et remporte le Prix de la Meilleure Musique au festival sud-coréen de Bucheon ainsi que le tout premier Prix Michel-Legrand – puis ces deux dernières années, When Strangers Come to Town Tanaz Eshaghian et No hay camino Heddy Honigmann (doc, 2021). Elle renouvelle également sa collaboration avec Léa Mysius sur Les Cinq Diables (p. 257), compose et produit la partition des Années Super-8 Annie Ernaux et David Ernaux-Briot (p. 246), de La Scala Bruno Chiche (en post-production), De grandes espérances Sylvain Desclous et travaille actuellement sur la partition originale de Toutes pour une, le prochain long métrage de Houda Benyamina.
Florencia Di Concilio vient récemment d’enregistrer un album de compositions originales pour le label allemand Clouds Hill, et de composer une partition symphonique et chorale à grande échelle, commanditée par l’Orchestre national des Pays de la Loire.
Pour la première fois, elle accepte, pour le Fema, une création ciné-concert sur le film Erotikon. L’orchestration fera dialoguer piano et séquences de musique électronique.
Florencia Di Concilio a également composé la musique de la bande annonce du Fema 2022.
- Erotikon (1929) Gustav Machatý
Ciné-concert Domenique Dumont
En 2019 et 2020, à l’initiative des Arcs Film Festival et du Festival La Rochelle Cinéma qui lui proposent une création de ciné-concert, Domenique Dumont se dévoile sous un nouveau format live et instrumental avec un ciné concert autour du film Les Hommes le dimanche, une œuvre clé du cinéma allemand de l’entre-deux guerres, coréalisée par Robert Siodmak et Edgar G. Ulmer, sur un scénario de Billy Wilder. À l’instar de ses albums précédents, People on Sunday évoque une période plus innocente et insouciante que la nôtre, illustrée par une musique électronique mélancolique, pleine de chaleur et de mélodies. En conservant l’exotisme brumeux et lo-fi qui a rendu ses deux premiers albums si séduisants, Domenique Dumont puise ici dans son amour de la musique classique, mais aussi dans la library music et les premières expériences électroniques pour créer un son intemporel et enchanteur.
Depuis sa création en 2013, les sorties de Domenique Dumont ont été remarquées par Pitchfork, Resident Advisor – qui a classé Comme ça parmi les meilleurs albums de la dernière décennie ! – et diffusées sur BBC Radio, Radio Nova, NTS Radio, KEXP, FIP… Les titres issus de ces disques ont été utilisés dans nombre de films, documentaires et compilations internationales. Et l’album People on Sunday a figuré dans le classement des albums électroniques de l’année d’All Music et dans le Top 50 des albums de 2020 de Bleep.
- Les Hommes le dimanche (1930) Robert Siodmak, Edgar George Ulmer
Atelier ciné-concert du Conservatoire
Création ciné-concert sur deux courts métrages issus de la collection GP Archives.
Atelier d’accompagnement pédagogique sur la musique appliquée à l’image encadré par Sabrina Rivière, de janvier à mars 2022, avec une restitution du ciné-concert au Fema et à l’Ehpad Fief-de-la Mare de La Rochelle.
En 2022, pour les 10 ans de collaboration entre le Conservatoire et le Fema, un ciné-concert sous forme de rétrospective d’une heure est proposée au Fema avec une restitution d’une sélection des meilleures créations depuis 2012 dont un court métrage d’Emile Cohl, Les Joyeux microbes, et un reportage sur le Portugal, tous deux issus de la GP Archives.
Durée : 1h environ
Avec le Conservatoire de Musique et de Danse de La Rochelle
Une histoire du cinéma portugais
« “Je me sens proche de Pedro Costa, dit J.P. Rodrigues, même si nous sommes très différents.” Le cinéma portugais est vraiment très varié. Les films sont très différents les uns des autres. Il y a un point de vue fort sur le monde, sur le cinéma. C’est une très petite cinématographie en chiffres, et en même temps, il y a beaucoup de grands cinéastes. Ni groupe, ni école n’unissent ces cinéastes qui se connaissent, se croisent à la Cinemateca et ailleurs, s’apprécient ou non, se retrouvent politiquement dans la défense du cinéma d’auteur. Une multiplicité de parcours et une exigence morale ou esthétique – n’est-ce pas la même chose ? demandent-ils (ou elles). » Bernard Eisenschitz, historien du cinéma, traducteur
Dans le cadre de la Saison France – Portugal
En collaboration avec la Cinemateca portuguesa et le festival IndieLisboa
- Lisbonne, Chronique anecdotique (1930) José Leitão de Barros
- Maria do Mar (1930) José Leitão de Barros
- A Canção de Lisboa (1933) Chianca de Garcia, José Cottinelli Telmo
- Aniki-Bobó (1942) Manoel de Oliveira
- La Pêche au thon (1961) António Campos
- Les Vertes Années (1963) Paulo Rocha
- Une Abeille sous la pluie (1971) Fernando Lopes
- Trás-os-Montes (1976) António Reis, Margarida Cordeiro
- Le Mouvement des choses (1985) Manuela Serra
- Le Sang (1989) Pedro Costa
- Souvenirs de la maison jaune (1989) João César Monteiro
- Douro, Travail fluvial (1994) Manoel de Oliveira
- Os Mutantes (1998) Teresa Villaverde
- Capitaines d’Avril (2000) Maria de Medeiros
- Fragile comme le monde (2001) Rita Azevedo Gomes
- Porto de mon enfance (2001) Manoel de Oliveira
- Le Rivage des murmures (2004) Margarida Cardoso
- L’Étrange Affaire Angelica (2010) Manoel de Oliveira
- Tabou (2011) Miguel Gomes
- Le Chant d’une île (2015) Joaquim Pinto, Nuno Leonel
- L’Ornithologue (2015) João Pedro Rodrigues
- John From (2016) João Nicolau
- A Metamorfose dos pássaros (2020) Catarina Vasconcelos
- No Táxi do Jack (2021) Susana Nobre
- Alma Viva (2022) Cristèle Alves Meira
- Feu follet (2022) João Pedro Rodrigues
Une journée avec Brad Pitt
« Nous connaissons la douleur, et la solitude : et nous les portons à l’écran. Nous connaissons des moments de grâce, et des moments de sagesse : et nous les portons à l’écran. Nous avons tous ri, et nous nous sommes moqués de nous-mêmes : et nous portons cela aussi à l’écran. Bon sang, je pense que tout ça vaut vraiment la peine ! Continuons tous ensemble à raconter des histoires. » Brad Pitt, extraits du discours de remise du Prix du Meilleur Second Rôle aux SAG Awards 2019 pour Once Upon a Time in… Hollywood
- Seven (1995) David Fincher
- Fight Club (1999) David Fincher
- L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007) Andrew Dominik
- Le Stratège (2011) Bennett Miller
- Once Upon a Time in… Hollywood (2019) Quentin Tarantino
Cinéma d'animation
Andrey Koulev
« Issu d’une famille totalement cinématographique – il est le petit-fils de la cinéaste bulgare Binka Zhelyazkova à laquelle le Fema consacre cette année une rétrospective –, avec tout le bagage que porte un tel héritage, [Andrey Koulev] s’est lancé dans cette tâche difficile, en utilisant ce qu’il avait en abondance : un goût impeccable et une sophistication artistique. » Theodore Ushev
- The Piano Player (2012) Assia Kovanova, Andrey Koulev
- Programme Andrey Koulev (2012)
- Love With Occasional Showers (2016) Assia Kovanova, Andrey Koulev
- Fishes, Swimmers, Boats (2017) Andrey Koulev, Dmitry Geller
- Santiago (2021)
Jiří Brdečka
« On le surnomme parfois le “Lubitsch tchèque” en raison de l’élégance de son humour et de sa mise en scène. Écrivain, critique, scénariste, créateur entre autres du western parodique Joe Limonade (1964) très populaire dans son pays, Brdečka joue un rôle central dans la fondation de « l’école tchèque » de l’animation et l’effervescence artistique qu’elle connaît avant la répression du Printemps de Prague. » Xavier Kawa-Topor
En collaboration avec NEF Animation, le festival Travelling / Clair obscur, Narodnni Filmovy archiv
- L’Amour et le dirigeable (1948) Jiří Brdečka
- Programme Jiří Brdečka (1948) Jiří Brdečka
- My Darling Clementine (1959) Jiří Brdečka
- La Poule mal dessinée (1963) Jiří Brdečka
- Plaisir d’amour (1966) Jiří Brdečka
- Pourquoi souriez-vous, Mona Lisa ? (1966) Jiří Brdečka
- Vengeance (1968) Jiří Brdečka
- La Force du destin (1969) Jiří Brdečka
- Comment faire de l’humour (1970) Jiří Brdečka
Courts-métrages pour les enfants
Quatre programmes de courts métrages pour les plus jeunes : L’Estonie pour les petits, Le Tigre qui s’invita pour le thé, Superasticot et À la découverte du monde.
En partenariat avec Benshi
- L’Estonie pour les petits
- Le Tigre qui s’invita pour le thé
- Superasticot
- À la découverte du monde
- Quand je serai grand (1996) An Vrombaut
- Fred et Anabel (2014) Ralf Kukula
- Tigres à la queue leu leu (2015) Benoît Chieux
- Madame Coccinelle (2015) Marina Karpova
- Le Tigre sur la table (2016) Kariem Saleh
- Monsieur Philodendron (2016) Grega Mastnak
- A Chronic Circus (2017) Helen Woolston
- Clown Follies (2017) Aili Allas
- Muteum (2017) Äggie Pak Yee Lee
- Pearfall (2017) Leonid Shmelkov
- A table game (2017) Nicolás Petelski Mesón
- Un Paradis… (2017) Katalin Egely
- Un peu perdu (2017) Hélène Ducrocq
- La Mésange et la chenille (2017) Lena Von Döhren
- Les Fruits des nuages (2017) Kateřina Karhánková
- Axis Deer (2018) Rauno Raat
- Hound Out (2019) Anna Eespere
- Cat’s Eye (2020) Jelizaveta Mušnikova
- Le Tigre qui s’invita pour le thé (2020) Robin Shaw
- Superasticot (2021) Sarah Scrimgeour, Jac Hamman
- Bémol (2021) Oana Lacroix
Longs métrages en avant-première
Trois films en avant-première, pour les grands et les petits.
En partenariat avec Benshi
- Bonjour le monde ! (2019) Anne-Lise Koehler, Éric Serre
- Les Démons d’argile (2022) Nuno Beato
- Le Petit Nicolas – Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? (2022) Amandine Fredon, Benjamin Massoubre
Ici et ailleurs
Les plus beaux films de l’année, en provenance du monde entier.
- 107 Mothers (2021) Peter Kerekes
- El Agua (2022) Elena López Riera
- America (2019) Giacomo Abbruzzese
- L’Amitié (2022) Alain Cavalier
- Les Années Super-8 (2022) Annie Ernaux, David Ernaux-Briot
- Arvor de 2 à 5, Péripéties d’un cinéma en mouvement (2021) Corentin Doucet, Corentin Massiot
- As Bestas (2022) Rodrigo Sorogoyen
- Ashkal (2022) Youssef Chebbi
- Avec amour et acharnement (2021) Claire Denis
- Bazin Roman (2019) Marianne Dautrey, Hervé Joubert-Laurencin
- Bibliothèque publique (2021) Clément Abbey
- Boy From Heaven (2022) Tarik Saleh
- Le Bruit des moteurs (2021) Philippe Grégoire
- Chronique d’une liaison passagère (2022) Emmanuel Mouret
- Les Cinq diables (2022) Léa Mysius
- Coma (2022) Bertrand Bonello
- Des Amandiers aux Amandiers (2022) Karine Silla Perez, Stéphane Milon
- L’Énergie positive des dieux (2020) Laetitia Møller
- L’Esprit sacré (2021) Chema García Ibarra
- L’Étrange histoire du coupeur de bois (2022) Mikko Myllylahti
- The Forest Maker (2021) Volker Schlöndorff
- Les Harkis (2022) Philippe Faucon
- Jacky Caillou (2022) Lucas Delangle
- Jesús López (2021) Maximiliano Schonfeld
- Les Amandiers (2022) Valeria Bruni Tedeschi
- Lucie perd son cheval (2021) Claude Schmitz
- Marx peut attendre (2021) Marco Bellocchio
- Memories from the Eastern Front (2022) Radu Jude, Adrian Cioflâncă
- La Montagne (2022) Thomas Salvador
- Nicolas Philibert, Hasard et nécessité (2019) Jean-Louis Comolli
- Nos Soleils (2022) Carla Simón
- La Nuit du 12 (2022) Dominik Moll
- L’Ombre de Goya par Jean-Claude Carrière (2022) José Luis López Linares
- Pacifiction – Tourments sur les îles (2022) Albert Serra
- Peter von Kant (2022) François Ozon
- Les Pires (2022) Lise Akoka, Romane Gueret
- Plus que jamais (2022) Emily Atef
- Le Poireau perpétuel (2021) Zoé Chantre
- R.M.N. (2022) Cristian Mungiu
- Rimini (2022) Ulrich Seidl
- Sans filtre (2022) Ruben Östlund
- Tout le monde aime Jeanne (2022) Céline Devaux
- Un beau Matin (2022) Mia Hansen-Løve
- Un Été comme ça (2022) Denis Côté
- Unrest (2022) Cyril Schäublin
D'hier à aujourd'hui
Films restaurés et réédités
L’histoire du cinéma à travers des films restaurés ou réédités. Des raretés ou des classiques d’Alfred Hitchcock à Josiane Balasko en passant par Wojciech J. Has, Mike Nichols, Margarethe von Trotta ou Djibril Diop Mambéty.
En collaboration avec New Horizons Festival et tous les distributeurs de films de patrimoine
- Rebecca (1940) Alfred Hitchcock
- L’Enfant aveugle (1964) Johan van der Keuken
- Viva Maria ! (1965) Louis Malle
- Herman Slobbe – L’Enfant aveugle II (1966) Johan van der Keuken
- La Poupée (1968) Wojciech J. Has
- La Famille Homolka (1969) Jaroslav Papoušek
- Ce Plaisir qu’on dit charnel (1971) Mike Nichols
- Les Larmes amères de Petra van Kant (1972) Rainer Werner Fassbinder
- Duvidha (1973) Mani Kaul
- Coup de tête (1979) Jean-Jacques Annaud
- Les Années de plomb (1981) Margarethe von Trotta
- Sac de nœuds (1984) Josiane Balasko
- L’Âme sœur (1985) Fredi M. Murer
- C’est arrivé près de chez vous (1992) Rémy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde
- La Leçon de piano (1993) Jane Campion
- Libera me (1993) Alain Cavalier
- Un jour sans fin (1993) Harold Ramis
- Le Franc (1994) Djibril Diop Mambéty
- Les Apprentis (1995) Pierre Salvadori
- La Petite vendeuse de soleil (1999) Djibril Diop Mambéty
- All is Lost (2013) J.C. Chandor
- Patrick Dewaere, mon héros (2022) Alexandre Moix
- Jane Campion, La Femme cinéma (2022) Julie Bertuccelli
Cinéma expérimental
Braquage – Histoire (re)vue
Comment les cinéastes rendent-ils compte d’événements passés ? En quoi le défilement des images peut permettre de prendre conscience, de manière distanciée, des mouvements de l’Histoire ? Cette programmation interroge différents gestes de cinéastes s’accaparant visuellement des événements, que ce soit par la reprise d’images, par le biais d’un regard critique et plastique sur le champ du documentaire, ou encore sous des formes parodiques et révélatrices. Cette séance de courts métrages prend comme point de départ La Séquence de la fleur de papier (La Sequenza del fiore di carta) de Pier Paolo Pasolini, et traverse les temps, passant d’un film d’avant-garde polonais des années 1930, retrouvé il y a peu, jusqu’au dernier film de Peter Tscherkassky.
Courts-métrages d’ateliers
Réalisés par des cinéastes et artistes en résidence
- Ça souffle tellement que ça t’emporte (2021) Perrine Michel
- Le Lion est mort ce soir (2022) Diane Sara Bouzgarrou
- Les Loques à terre (2022) Chloé Mazlo
- L’Affiche (2022) Théo Zachmann
- Parcours Stop Motion (2022)
- Two Hopeful Lovers (2022) Gaëtan Chataigner
- Six Pieds, quatre mains, deux oreilles (2022) Frédéric Hainaut
- Villeneuve 2050 (2022) Élise Picon
- Les 3 Vies de Fanny (2022) Yannick Lecœur
- Du ricanement de la baleine (2022) Lucie Mousset
- Bande-annonce de la 50e édition (2022)
Événements
Colloque autour des RIAC
Dimanche 03.07, pour célébrer sa 50e édition, le Fema invite deux historiens à dialoguer sur La Rochelle devenue un lieu phare de la culture cinématographique et de la création contemporaine.
Jean-Sébastien Noël, maître de conférences en Histoire contemporaine, présentera ses recherches autour des Rencontres Internationales d’Art Contemporain crées en 1973 et devenues en 1985 un festival uniquement consacré au cinéma.
Antoine de Baecque, historien et critique de cinéma, spécialiste de François Truffaut, d’Éric Rohmer et de bien d’autres cinéastes, auteur de nombreux ouvrages, fera part de ses recherches en tant que co-auteur du remarquable Histoire du festival d’Avignon.
L’occasion d’une rencontre passionnante qui dévoilera aussi des archives uniques conservées par le FAR – Fonds Audiovisuel de Recherche — ainsi qu’un projet d’études et des méthodes de travail entreprises.
« Outre le dépouillement des fonds d’archives, ce travail de recherche s’appuie sur une campagne d’entretiens, visant à constituer un corpus de témoignages enregistrés et transcrits, de personnalités qui ont contribué à cette aventure des RIAC. Pour autant, il n’est pas question de concevoir une histoire “par le haut” en ne sollicitant que les élus, les fonctionnaires, les administrateurs ou les artistes. On considérera à parts égales le témoignage de l’ingénieur du son, du responsable de la logistique d’un événement, de l’hôtelier ou du patron de bar et – bien entendu – des publics. » Jean-Sébastien Noël
En collaboration avec le FAR et La Rochelle Université
Les 4 Expositions du Fema
En plus des 364 projections de films, un parcours dans la ville de La Rochelle vous invite à découvrir les quatre expositions de la 50ème édition du Fema :
- Sous son regard, l’étincelle (2019) Laurence Doumic-Roux, Sébastien Cauchon
Ciné-quizz
Animé par Yves Alion (rédacteur en chef, L’Avant-Scène Cinéma).
Un montage de 76 extraits de films en rapport avec la programmation du Fema 2022, pour tenter de gagner de belles éditions de films en vidéo.
Avis aux cinéphiles!