Le Festival La Rochelle Cinéma – Fema

Depuis 1973, le Festival La Rochelle Cinéma (Fema) est une grande fête du cinéma, au début de l’été, avec un public nombreux et fidèle, et des films d’hier et d’aujourd’hui venus du monde entier.
En 2019 (du 28.06 au 07.07), 164 longs métrages et 41 courts métrages, de 38 pays différents, ont été présentés au cours de 352 séances.

 

 

L’histoire du festival

En 1973, les RIAC (Rencontres Internationales d’Art Contemporain), un festival pluridisciplinaire de musique, cinéma, danse, théâtre, arts plastiques, débats, sont créées à Royan puis, dès l’année suivante, elles s’installent à La Rochelle. Déjà, le cinéma rencontre un vif succès.

En 1980, seul le volet cinéma est maintenu et le Festival de La Rochelle débute son existence autonome, dirigé par Jean-Loup Passek, critique de cinéma, qui deviendra aussi responsable du cinéma au Centre Georges Pompidou : « Nous avons toujours pensé et nous le pensons encore qu’un palmarès est un jeu de hasards entre des films trop différents les uns des autres pour être comparés et jugés avec équité. Il n’y a pas de compétition à La Rochelle. L’important pour nous c’est l’esprit de curiosité, l’important pour nous c’est d’aller explorer dans tous les pays du monde. »

En 1987, les RIAC deviennent le Festival International du Film de La Rochelle, qui sera dirigé jusqu’en 2001 par Jean-Loup Passek.
Côté programmation, le festival a toujours été un pont entre la mémoire du cinéma et son actualité, ou même son avenir, en programmant très tôt de jeunes auteurs comme Volker Schlöndorff dès 1975 ou Nanni Moretti en 1977.

En 2002, Prune Engler, fidèle collaboratrice de Jean-Loup Passek depuis 1977, prend la direction du Festival, aux côtés de Sylvie Pras (dans l’équipe depuis 1986). Leur projet est de maintenir l’esprit du Festival, son âme et son indépendance. Au début des années 2000, le festival se développe considérablement tant du côté de sa programmation, avec la création de diverses sections (« Découverte », « D’hier à aujourd’hui », « Musique et cinéma », etc.) que de l’accueil des professionnels et des actions menées toute l’année à La Rochelle.

En 2019, Arnaud Dumatin et Sophie Mirouze, présents dans l’équipe depuis 2001 et 2003, reprennent à leur tour la direction et changent le nom du Festival, qui revient à ses origines en devenant le Festival La Rochelle Cinéma (Fema).

Aujourd’hui, le Fema La Rochelle reste non-compétitif et se veut une grande fête du cinéma, au début de l’été, avec un public nombreux et fidèle, et des films d’hier et d’aujourd’hui venus du monde entier.
En 2019, lors de sa 47e édition, 164 longs métrages et 41 courts métrages, de 38 pays différents, ont été présentés au cours de 352 séances.

 

 


L’affiche

Elle est peinte depuis 1991 par Stanislas Bouvier, une fidélité exceptionnelle entre un artiste et un festival.

 

 

Toutes les affiches


La programmation

Le Fema La Rochelle maintient son refus de compétition, de prix et de jury, et sa programmation se veut, chaque année, éclectique et exigeante.

Le Fema La Rochelle présente environ 200 films de la période muette au cinéma d’aujourd’hui, avec des rétrospectives  consacrées à des cinéastes qui ont marqué l’Histoire du 7e art et des hommages à des réalisatrices et réalisateurs, actrices et acteurs contemporains.
D’autres sections sont proposées à chaque édition : « Découverte »  d’une cinématographie d’un pays peu diffusée, « Animation » avec la découverte d’une technique ou d’un cinéaste, « d’hier à aujourd’hui » une sélection de films restaurés et réédités en salles, « ici et ailleurs » 40 longs métrages coups de cœur de l’année inédits en France ou présentés en avant-première, etc.
Un volet autour de la musique au cinéma s’est développé depuis 2009 avec l’invitation d’une compositrice ou d’un compositeur et la création de ciné-concerts.
Depuis 2019, l’image est aussi à l’honneur avec une leçon de lumière d’une directrice ou d’un directeur de la photo.
Le Fema La Rochelle organise un festival pour les enfants avec 3 séances par jour et un programme spécifique ainsi que d’autres rendez-vous réguliers et attendus comme le spectacle Retour de flamme.
Enfin, le Festival se termine traditionnellement par une nuit blanche consacrée à un genre, une actrice ou un acteur.


Le Festival toute l’année

Parallèlement au Festival qui est le cœur de son activité, le Fema La Rochelle élargit toute l’année le champ de ses missions : activités pédagogiques à destination de tous les publics, accompagnement d’artistes.
Développant de multiples collaborations, le festival contribue à la sensibilisation des jeunes spectateurs et offre un accès privilégié aux pratiques cinématographiques à travers différents dispositifs, s’adressant aussi bien aux étudiants en cinéma les plus naturellement concernés qu’à celles et ceux qui sont souvent éloignés de la culture. Il accueille chaque année plusieurs réalisateurs en résidence pour des projets de courts métrages écrits et tournés dans l’agglomération rochelaise et au-delà.

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Les films coproduits par le festival


Les invités du festival

Depuis 1973, le Fema a accueilli des réalisatrices et réalisateurs, actrices et acteurs prestigieux : Michel Piccoli, un ami à qui nous souhaitons rendre hommage, Anouk Aimée, Chantal Akerman, Mathieu Amalric, Gianni Amelio, Theo Angelopoulos, Fernando Arrabal, Dario Argento, Olivier Assayas, Rakshan Bani-Etemad, Giuseppe Bertolucci, Juliette Binoche, Jane Birkin, Gérard Blain, John Boorman, Sandrine Bonnaire, Valeria Bruni Tedeschi, Claudia Cardinale, Jean-Claude Carrière, Alain Cavalier, Pedro Costa, Béatrice Dalle, Jean-Pierre et Luc Dardenne, Jules Dassin, Manoel de Oliveira, Michel Deville, Bruno Dumont, Atom Egoyan, Benedikt Erlingsson, Stephen Frears, Matteo Garrone, Amos Gitaï, Jessica Hausner, Shohei Imamura, Otar Iosseliani, Joris Ivens, Miklós Jancsó, Pierre Jolivet, Niki Karimi, Anna Karina, Mika Kaurismäki, Krzysztof Kieslowski, Hirokazu Kore-eda, Robert Kramer, Ken Loach, Dusan Makavejev, Mohsen Makhmalbaf, Lucrecia Martel, Chiara Mastroianni, Jirí Menzel, Sarah Miles, Claude Miller, Avi Mograbi, João César Monteiro, Yolande Moreau, François Morel, Nanni Moretti, Bulle Ogier, Rithy Panh, Nico Papatakis, Roman Polanski, Micheline Presle, Frères Quay, Jean-Paul Rappeneau, Satyajit Ray, Arturo Ripstein, Dino Risi, Francesco Rosi, Serge Roullet, Jacques Rozier, Raoul Ruiz, Dominique Sanda, Jerry Schatzberg, Volker Schlöndorff, Daniel Schmid, Paul Schrader, Hanna Schygulla, Ettore Scola, Ousmane Sembene, Abderrahmane Sissako, Jerzy Skolimowski, Alexandre Sokourov, Fernando Solanas, Alexandra Stewart, Alain Tanner, Liv Ullmann, Agnès Varda, Andrzej Wajda, Peter Watkins, Peter Weir, Wim Wenders, Bo Widerberg, et bien d’autres, etc.

 


Le public du festival

En 2019, le Fema La Rochelle a enregistré 86 492 entrées, soit la 2e meilleure année en termes de fréquentation dans l’histoire du festival.

Pour mieux connaître ses spectateurs, le Festival a commandé en 2013 une enquête de publics à une agence rochelaise (cabinet d’études marketing Les Nouveaux Armateurs). En voici quelques éléments :
• Plus d’un festivalier sur deux (57%) est originaire du Poitou-Charentes dont 47% de rochelais.
• L’île de France représente la seconde zone d’attractivité avec 14,5% des festivaliers dont 10% de parisiens. Les 30% restants viennent de l’ensemble des autres régions françaises.
• L’atmosphère, l’ambiance, la convivialité qui règnent sur le Festival sont plébiscités par le public. 73% trouvent l’atmosphère du festival très bonne.
• Les spectateurs ont participé à 10,2 éditions en moyenne sur les 41 réalisées, ce qui est le reflet d’une grande fidélité et d’un fort attachement au festival.
• Les festivaliers sont de vrais cinéphiles : 54% d’entre eux vont au cinéma au moins une fois par semaine, dont 23% plusieurs fois par semaine.
• Plus de la moitié des festivaliers (54%) déclare venir pour l’ensemble de la programmation.
• 88% des festivaliers extérieurs au département sont venus à La Rochelle spécialement pour le Festival.
• L’impact économique du Festival auprès du commerce local est évalué à 1 180 000 euros.

Quelques témoignages de festivaliers

« Un marathon-cinéphilique indispensable ! »

« Je réserve chaque année une semaine pour La Rochelle. Pendant le festival, je suis comme un navigateur solitaire, je vois 4 films par jour et je me réserve 3 heures pour profiter de la ville. »

Juillet 2012 : « Ce petit mail pour vous remercier infiniment de m’avoir fait passer sans doute les plus belles vacances de ma vie. Cinéphile acharné, je suis venu exprès de Belgique au festival, et je ne l’ai pas regretté une seule seconde. Le programmation intelligente, alternant nouveautés et films anciens, pointures du cinéma et futur de celui-ci, était plus que parfaite. Merci à votre équipe de passionnés. Grâce à vous, j’ai voyagé aux quatre coins du monde, je suis revenu chez moi des étoiles plein les yeux, avec une seule envie : celle de revenir l’année prochaine. »

Juillet 2013 : « Fin de week-end. Cinq films vus avec mes deux enfants de treize et dix ans. Deux Billy Wilder, deux Jerry Lewis, et un Mokashi. Un vrai bonheur. Et des glaces entre les films. Je leur ai bien dit : « ça n’est qu’ici que vous pourrez les voir sur grand écran ». Merci et encore merci. »

« Si vous voulez faire saliver un ami cinéphile, il suffit de lui montrer la programmation du Festival La Rochelle Cinéma. Oui, mais voilà : s’il n’y vient pas lui-même, vous ne pourrez jamais lui faire comprendre ce qu’est vraiment ce festival. Bien sûr c’est, au premier abord, cette corne d’abondance de films. Ce plaisir de visiter en une journée quatre ou cinq pays, de se transporter dans autant d’époques, d’entendre autant de langues différentes. Bien sûr, on y revisite des classiques, on y découvre des incunables, on y savoure des avant-premières que tout le monde attend. Mais ce n’est pas cela qui compte le plus, comme vous le dira toute personne ayant déjà mis les pieds au Festival – cinéphile, professionnel, cinéaste, exploitant, journaliste ou simple touriste. Ici, ceux qui font les films, ceux qui les montrent et ceux qui les voient non seulement se mêlent entre eux, mais échangent leurs vues, partagent leur passion de façon plus simple et plus naturelle que dans les gros festivals compétitifs.
Au fil des ans, on revoit les mêmes visages, on se forge des amis : il y a des personnes qui habitent toute l’année la même ville, ou le même arrondissement de Paris, mais qui ne se rencontrent et ne se parlent qu’au Festival de La Rochelle. Le temps qu’on y passe est toujours trop court : On se voit à dîner ? attends, quelle séance ai-je prévu ? quand puis-je la rattraper ? Si je pars demain, quel film vais-je manquer ? quel débat ? quelle fête ? quel camarade qui débarque pour trois jours ? quelle idole que je rêve de croiser depuis dix ans ? »  N. T. Binh (critique à Positif)

 


Le Fema et les professionnels

Le Fema La Rochelle accueille de nombreux professionnels. Il a totalisé 1 312 accrédités en 2019 (cinéastes, comédien.nes, musicien.ne.s, scénaristes, producteurs, exploitants, distributeurs, festivals, cinémathèques, journalistes…).

Le Festival est perçu par les professionnels comme l’occasion de découvrir des films inédits ou peu diffusés.

Il invite des associations de cinéastes, directeurs de la photo, distributeurs, exploitants, ciné-clubs et formateurs, qui, à l’année, défendent la diversité cinématographique, en favorisant la circulation des films art et essai et les œuvres de patrimoine, en soutenant leur accompagnement, en encourageant leur préservation et leur restauration, et en préservant notre réseau de salles.

Plusieurs organismes et groupements de salles organisent à La Rochelle leur assemblée générale, leurs journées de prévisionnements ou leurs rencontres. En savoir plus

À l’année, le festival construit de multiples partenariats et s’impliquent dans plusieurs réseaux. En savoir plus