Roberto Gavaldón

(Mexique, 1909-1986)

Surnommé le « roi du mélodrame », il est l’un des pionniers de l’âge d’or du cinéma mexicain. Ses personnages tourmentés en proie aux sentiments les plus ardents allant jusqu’à l’obsession et la révolte, et son style inspiré du film noir américain en font un grand peintre de la passion.

« Le maître incontestable du mélodrame. […] On peut invoquer des dizaines d’influences, surtout celles des grands cinéastes de Hollywood, mais il a avant tout exigé la meilleure qualité dans ses réalisations. Ses mélodrames sont parfaits, spectaculaires, intenses et pleins d’humour. […] Le cinéma le plus fin des années quarante et du début des années cinquante, très marqué par des préoccupations d’ordre social dans le traitement de ses sujets : […] le territoire perdu de l’enfance ; […] une curiosité croissante pour le phénomène de l’altérité ; […] enfin, une obsession marquée pour la mort. […] On pourrait dire que Roberto Gavaldón est un réalisateur obsessionnel qui se répète, qui ne cesse de parcourir les mêmes chemins, toujours à la recherche de nouvelles traces d’une même présence, la sienne. »

Le Cinéma mexicain, sous la direction de Paula Antonio Paranagua, Collection Cinéma/pluriel, Centre Georges-Pompidou