Jacques Tati

Cinéaste, Acteur, cinéaste

Jacques Tati (Jacques Tatischeff dit) Pecq 1907 – Paris 1982 Révélé à l’occasion de la revue du Racing Club (1931), au cours de laquelle il fait sensation dans un numéro d’imitations sportives, Tati se produit sur scène avec un grand succès avant de se lancer dans le cinéma comme scénariste et interprète. En 1947, il écrit et assure la mise en scène du court métrage L’École des facteurs. Le film est bien accueilli et à partir de là, Tati devient réalisateur, scénariste et interprète de tous ses films. Ses premiers longs métrages sont de grands succès publics. Mais ces succès sont suivis d’un échec financier. En effet, Playtime mettra en faillite sa société de production Specta Films. En 1971, il revient à la réalisation avec Trafic et en 1974 la télévision suédoise lui commande Parade en vidéo. En 1977, Tati reçoit un César pour l’ensemble de son œuvre. Cinéaste peu prolixe mais universel, Tati est célèbre dans le monde entier, son œuvre ayant obtenu les plus prestigieuses récompenses.

« Tati nous pousse à nous moquer doucement de nous-mêmes avec la courtoisie amusée de celui qui va à contresens des autres, joue les rebrousse-poil, ce dégingandé délicat. Ici pas d’effroi, à peine un soupçon de panique. Un état du monde par ce grand gars contrarié, une mise en garde tout juste, la défense de la douceur de vivre, du laisser-faire, une tendre écologie. Son rêve à lui désormais nous appartient. » Macha Makeïeff, Rétrospective Jacques Tati, Fema 2002

« Cet étonnant artiste [du spectacle d’art et d’acrobatie] a inventé quelque chose. Quelque chose qui participe de la danse, du sport, de la satire et du tableau vivant. Il a inventé d’être ensemble le joueur, la balle et la raquette ; le ballon et le gardien de but, le boxeur et son adversaire, la bicyclette et le cycliste. Les mains vides, il crée l’accessoire et le partenaire. Sa force de suggestion est celle des grands artistes. » Colette, extraits d’articles du Journal publiés en 1938

« Tati est bien plus qu’un Chaplin français : c’est un créateur original, un poète de la pellicule, un artiste aussi simple qu’il est bourré de talent. Tati, c’est Tati : il ne ressemble à personne et il faudrait se donner bien du mal pour lui ressembler. » Boris Vian

Filmographie cinéaste L’École des facteurs (cm, 1947) – Jour de fête (1949) – Les Vacances de monsieur Hulot (1953) – Mon oncle (1958) – PlayTime (1967) – Trafic (1971) – Parade (1974) – Forza Bastia (coréal. Sophie Tatischeff, cm, doc, 1978)