Amos Gitaï

Cinéaste, Israël

Né en 1950 à Haïfa, Amos Gitaï est l’auteur de nombreux courts et longs métrages. Lorsque la guerre du Kippour éclate, il doit interrompre ses études d’architecture pour participer au conflit où il utilise une caméra Super-8. A l’issue de la guerre, il s’engage dans une carrière de cinéaste et commence à réaliser des documentaires. En 1979, son film Bayit, est censuré mais obtient un certain succès dans des festivals internationaux. Le documentaire Journal de campagne déclenche une polémique et l’oblige à quitter Israël pour vivre à Paris. Il poursuit ses études d’architecture à Berkeley, où il aura son doctorat en 1986. Il tourne son premier long métrage de fiction Esther en 1986. Après son retour en Israël au début des années 1990, il s’attaque à de nombreux sujets : religion (Kadosh), guerre (Kippour), création de l’Etat d’Israël (Kedma), l’occupation des territoires palestiniens (Free Zone)… En près de quarante films, documentaires et fictions, Amos Gitaï produit une œuvre extraordinairement variée où il explore l’histoire du Moyen-Orient et son histoire personnelle à travers les thèmes récurrents de l’exil et de l’utopie. Dans son dernier film, À l’ouest du Jourdain, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2017, il adresse un message d’espoir à ceux qui n’espèrent plus rien de la situation israélo-palestinienne.

Filmographie sélective

La Maison (doc, 1980) — Journal de campagne (doc, 1982) — Esther (1985) — Berlin-Jérusalem (1989) — Naissance d’un Golem (1991) — Golem, l’esprit de l’exil (1992) — Le Jardin pétrifié (1993) — Devarim (1995) — Yom Yom (1998) — Kadosh (1999) — Kippour (2000) — Éden (2001) — Kedma (2002) — Terre promise (2004) — Free Zone (2005) — Désengagement (2007) — Lullaby to my Father (2011) — Ana Arabia (2013) — Tsili (2014) — Le Dernier Jour d’Yitzhak Rabin (2015) — À l’ouest du Jourdain (doc, 2017)