Le Roi de cœur

Philippe de Broca

France — Italie — fiction — 1966 — 1h50 — 35mm — couleur

Scénario Maurice Bessy, Daniel Boulanger Image Pierre Lhomme Musique Georges Delerue Montage Françoise Javet Son Jacques Carrère Production Fildebroc, Artistes Associés, Compagnia, Cinematografica, Montero Source Tamasa Distribution Interprétation Alan Bates (Plumpick) Geneviève Bujold (Coquelicot) Jean-Claude Brialy (le duc de Trèfle) Françoise Christophe (la duchesse) Julien Guiomar (monseigneur Marguerite) Pierre Brasseur (le général Géranium) Michel Serrault (monsieur Marcel) Micheline Presle Adolfo Celi Jacques Balutin Marc Dudicourt

Fin 1918. Un soldat anglais, Plumpick, est chargé d’arrêter la bombe à retardement que les Allemands ont dissimulée pour faire sauter la cité. Les  habitants ont fui, laissant sur les lieux les pensionnaires dont ils ne savaient que faire : les fous de l’asile et les animaux du zoo…

« Indiscutablement, Le Roi de coeur s’impose comme le chef d’oeuvre méconnu, secret de la fructueuse collaboration entre Georges Delerue et Philippe de Broca, le cinéaste pour lequel le compositeur a le plus noirci de papier à musique. Délicate, d’une poésie fragile, la partition traduit l’étrangeté d’une société réinventée par des fous… et annonce la mélancolie d’une aventure forcément éphémère. “Le Roi de coeur est une farce tragique, totalement baroque, résumait le metteur en scène. J’avais demandé à Georges de jeter une oreille du côté de la musique expressionniste de Kurt Weill. Il m’a pondu une belle valse fragile, déglinguée, qui part en dissonances. Comme une boîte à musique qui ne tourne pas rond… C’est un mélange de fêlure, de nostalgie, de petit manège intérieur.” »
Stéphane Lerouge