Titre original Il futuro è donna Scénario Marco Ferreri, Dacia Maraini, Piera Degli Esposti
Image Tonino Delli Colli
Montage Ruggero Mastroianni
Son Jean-Pierre Ruh
Production Faso Film, UGC, Ascot Film, Top n°1
Source Tamasa Distribution
Interprétation
Hanna Schygulla, Niels Arestrup, Ornella Muti, Maurizio Donadoni, Ute Cremer
Anna et Gordon s’aiment et ont décidé de ne pas avoir d’enfant. Lors d’un bal, ils rencontrent Malvina, enceinte de six mois. L’amour naît entre eux trois, fait de mille désirs, de contradictions…
« Le cinéma de Ferreri a toujours oscillé entre la fable et la farce. Disons qu’ici, loin de toute provocation burlesque, c’est la fable qui l’emporte. Elle est simple et émouvante et le film est beau. Ferreri n’a jamais été à proprement parler un cinéaste synchrone. Je crois même qu’il a horreur de faire des films “avec son temps”. Il aime au contraire prendre des choses lorsqu’elles semblent décliner – le discours féministe, les idées une fois qu’elles sont passées de mode – pour filmer, sous leur apparent recyclage (une période s’achève, une autre commence), ce qui n’en finit pas de durer. Le paysage italien du Futur est femme est celui d’un après : après le féminisme, après les Brigades rouges. »
Un jour d’été, elle marchait pieds nus dans un filet d’eau fraîche qui traversait une prairie, quelque part en Bavière. Je la suivais. Elle m’apprit que ce minuscule cours d’eau s’appelait « L’Origine ». Et je me dis, ce jour-là, que cette femme blonde...
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Le futur est femme
Marco Ferreri
Italie/France/Allemagne — fiction — 1984 — 1h41 — couleur — vf
Hanna Schygulla, Niels Arestrup, Ornella Muti, Maurizio Donadoni, Ute Cremer
Anna et Gordon s’aiment et ont décidé de ne pas avoir d’enfant. Lors d’un bal, ils rencontrent Malvina, enceinte de six mois. L’amour naît entre eux trois, fait de mille désirs, de contradictions…
« Le cinéma de Ferreri a toujours oscillé entre la fable et la farce. Disons qu’ici, loin de toute provocation burlesque, c’est la fable qui l’emporte. Elle est simple et émouvante et le film est beau. Ferreri n’a jamais été à proprement parler un cinéaste synchrone. Je crois même qu’il a horreur de faire des films “avec son temps”. Il aime au contraire prendre des choses lorsqu’elles semblent décliner – le discours féministe, les idées une fois qu’elles sont passées de mode – pour filmer, sous leur apparent recyclage (une période s’achève, une autre commence), ce qui n’en finit pas de durer. Le paysage italien du Futur est femme est celui d’un après : après le féminisme, après les Brigades rouges. »
Charles Tesson, Cahiers du cinéma, octobre 1984
Dans nos archives...
Textes
Jean-Claude Carrière (scénariste, écrivain, dramaturge) — 2014
Hanna telle que
Un jour d’été, elle marchait pieds nus dans un filet d’eau fraîche qui traversait une prairie, quelque part en Bavière. Je la suivais. Elle m’apprit que ce minuscule cours d’eau s’appelait « L’Origine ». Et je me dis, ce jour-là, que cette femme blonde...
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