Titre original Een vrouw tussen hond en wolf Scénario Ivo Michiels, André Delvaux
Image Charlie van Damme
Musique Etienne Verschueren
Décors Claude Pignot
Montage Pierre Gillette
Production NIM (Bruxelles), Gaumont, La Guéville (Paris)
Interprétation
Marie-Christine Barrault, Roger van Hool, Rutger Hauer, Bert Andre, Raf Reymen, Senne Rouffaer, Hector Camerlynck, Tine Balder
La Belgique flamande. À la veille de la guerre, Liève, vingt ans, rencontre Adriaan, fougueux idéaliste, militant du parti nationaliste flamand, très influencé par l’abbé de la paroisse. Le mariage précède de peu l’entrée en guerre de la Belgique, le 10 mai 1940. Adriaan est mobilisé. Quelques mois plus tard, c’est la défaite, Adriaan revient de France amer, dressé contre « les gens du Sud », décidé à s’enrôler parmi les Allemands. Le curé l’approuve. Il repart peu après, laissant sa femme seule une nouvelle fois dans leur grande maison dont le jardin donne sur la forêt. Liève vit recluse : aux yeux des habitants, elle est l’épouse d’un « collabo ». Mais Liève est heureuse. Les jours, les mois passent. Un soir, un homme poursuivi par une patrouille allemande la contraint de le cacher : c’est François, un résistant. Il s’en va, revient, s’installe. L’hostilité de Liève disparaît peu à peu. Une tentative pour aller chercher de la nourriture chez les cousins de la campagne échoue. Liève est humiliée. Au retour, elle se jette dans les bras de François, et découvre l’amour, la passion. Le temps passe. Les nouvelles d’Adriaan se font de plus en plus rares. François participe à la libération d’Anvers. Un boucher collabo se suicide après avoir abattu ses enfants. Liève serait tondue si François n’intervenait pas. Elle apprend qu’Adriaan a été arrêté à la frontière : il est emprisonné à Anvers. François aide Liève à trouver de bons avocats pour Adriaan, puis à monter une boutique d’antiquités. Lui-même, maintenant, fait de la politique : il a perdu son enthousiasme ; Liève se détache un peu de lui. Quand Adriaan est libéré, il regagne la maison. Liève voudrait qu’il l’aide, mais Adriaan est un homme brisé, désabusé, incapable de faire retour sur lui-même. Il est resté profondément fasciste. Il a une vive altercation avec le curé qui l’avait poussé à s’engager aux côtés des Allemands puis l’avait abandonné. Il commence à écrire ses mémoires. Il exige que Liève l’écoute en silence. Un fils — Patrick-Georges — naît. Peu à peu, Liève se consacre entièrement à lui. Elle s’éloigne de François, puis rompt avec Adriaan. Elle part avec son fils. Nous sommes en 1952.
Parce qu'il a fait des études de droit et de philologie, parce qu'il enseigne le cinéma à l'université, parce que ses scénarios ne four-nissent pas de clefs en forme de passe-partout, parce que, aussi et surtout, nous aimons bien répertorier les cinéastes...
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Femme entre chien et loup
André Delvaux
35mm — couleurs — 1h45 — 1979
Marie-Christine Barrault, Roger van Hool, Rutger Hauer, Bert Andre, Raf Reymen, Senne Rouffaer, Hector Camerlynck, Tine Balder
La Belgique flamande. À la veille de la guerre, Liève, vingt ans, rencontre Adriaan, fougueux idéaliste, militant du parti nationaliste flamand, très influencé par l’abbé de la paroisse. Le mariage précède de peu l’entrée en guerre de la Belgique, le 10 mai 1940. Adriaan est mobilisé. Quelques mois plus tard, c’est la défaite, Adriaan revient de France amer, dressé contre « les gens du Sud », décidé à s’enrôler parmi les Allemands. Le curé l’approuve. Il repart peu après, laissant sa femme seule une nouvelle fois dans leur grande maison dont le jardin donne sur la forêt. Liève vit recluse : aux yeux des habitants, elle est l’épouse d’un « collabo ». Mais Liève est heureuse. Les jours, les mois passent. Un soir, un homme poursuivi par une patrouille allemande la contraint de le cacher : c’est François, un résistant. Il s’en va, revient, s’installe. L’hostilité de Liève disparaît peu à peu. Une tentative pour aller chercher de la nourriture chez les cousins de la campagne échoue. Liève est humiliée. Au retour, elle se jette dans les bras de François, et découvre l’amour, la passion. Le temps passe. Les nouvelles d’Adriaan se font de plus en plus rares. François participe à la libération d’Anvers. Un boucher collabo se suicide après avoir abattu ses enfants. Liève serait tondue si François n’intervenait pas. Elle apprend qu’Adriaan a été arrêté à la frontière : il est emprisonné à Anvers. François aide Liève à trouver de bons avocats pour Adriaan, puis à monter une boutique d’antiquités. Lui-même, maintenant, fait de la politique : il a perdu son enthousiasme ; Liève se détache un peu de lui. Quand Adriaan est libéré, il regagne la maison. Liève voudrait qu’il l’aide, mais Adriaan est un homme brisé, désabusé, incapable de faire retour sur lui-même. Il est resté profondément fasciste. Il a une vive altercation avec le curé qui l’avait poussé à s’engager aux côtés des Allemands puis l’avait abandonné. Il commence à écrire ses mémoires. Il exige que Liève l’écoute en silence. Un fils — Patrick-Georges — naît. Peu à peu, Liève se consacre entièrement à lui. Elle s’éloigne de François, puis rompt avec Adriaan. Elle part avec son fils. Nous sommes en 1952.
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Textes
François Chevassu — 1986
André Delvaux
Parce qu'il a fait des études de droit et de philologie, parce qu'il enseigne le cinéma à l'université, parce que ses scénarios ne four-nissent pas de clefs en forme de passe-partout, parce que, aussi et surtout, nous aimons bien répertorier les cinéastes...
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