Femme entre chien et loup

André Delvaux

35 mm — couleurs — 105 mn — 1979

Titre original Een vrouw tussen hond en wolf Scénario Ivo Michiels et André Delvaux Images Charlie Van Damme Musique Etienne Verschueren Décors Claude Pignot Montage Pierre Gillette Production N.I.M. (Bruxelles)/Gaumont/La Guéville (Paris) Sortie Paris 16 mai 1979 Interprétation

Marie-Christine Barrault (Liève), Roger Van Hool (François), Rutger Hauer (Adriaan), Bert Andre (le boucher), Raf Reymen (l’oncle Georges), Senne Rouffaer (le curé), Hector Camerlynck (oncle Odilon), Tine Balder (tante Mélanie)

La Belgique flamande. A la veille de la guerre, Liève, vingt ans, rencontre Adriaan, fougueux idéaliste, militant du parti nationaliste flamand, très influencé par l’abbé de la paroisse. Le mariage précède de peu l’entrée en guerre de la Belgique, le 10 mai 1940. Adriaan est mobilisé. Quelques mois plus tard, c’est la défaite, Adriaan revient de France amer, dressé contre « les gens du Sud », décidé à s’enrôler parmi les Allemands. Le curé l’approuve. Il repart peu après, laissant sa femme seule une nouvelle fois dans leur grande maison dont le jardin donne sur la forêt. Liève vit recluse : aux yeux des habitants, elle est l’épouse d’un « col-labo ». Mais Liève est heureuse. Les jours, les mois passent. Un soir, un homme poursuivi par une patrouille allemande la contraint de le cacher : c’est François, un résistant. Il s’en va, revient, s’installe. L’hostilité de Liève disparaît peu à peu. Une tentative pour aller chercher de la nourriture chez les cousins de la campagne échoue. Liève est humiliée. Au retour, elle se jette dans les bras de François, et découvre l’amour, la passion… Le temps passe. Les nouvelles d’Adriaan se font de plus en plus rares. François participe à la libération d’Anvers. Un boucher collabo se suicide après avoir abattu ses enfants. Liève serait tondue si François n’intervenait pas… Elle apprend qu’Adriaan a été arrêté à la frontière : il est emprisonné à Anvers. François aide Liève à trouver de bons avocats pour Adriaan, puis à monter une boutique d’antiquités. Lui-même, maintenant, fait de la politique : il a perdu son enthousiasme ; Liève se détache un peu de lui. Quand Adriaan est libéré, il regagne la maison. Liève voudrait qu’il l’aide, mais Adriaan est un homme brisé, désabusé, incapable de faire retour sur lui-même. Il est resté profondément fasciste. Il a une vive altercation avec le curé qui l’avait poussé à s’engager aux côtés des Allemands puis l’avait abandonné. Il com-mence à écrire ses mémoires. Il exige que Liève l’écoute en silence. Un fils — Patrick-Georges — naît. Peu à peu, Liève se consacre entièrement à lui. Elle s’éloigne de François, puis rompt avec Adriaan. Elle part avec son fils. Nous sommes en 1952.