La Clepsydre

Wojciech J. Has

35 mm — couleurs — 124 min — 1973 — V.O. Sous-titres français

Titre original Sanatorium pod klepsydra Scénario W. Has d’après Bruno Schulz Prises de vue Witold Sobocinski Musique Wojciech Kilar Décors Jerzy Skarzynski, Andrzej Plocki Production Ensemble Silesia Interprétation

Jan Nowicki (Jozef), Tadeusz Kondrat (le père), Irena Orska (la mère), Halina Kowalska (Adela), Gustaw Holoubek (Dr. Gotard), Mieczyslaw Voit, Bozena Adamek, Ludwik Benoit, Henryk Boukolowski, Seweryn Dalecki, Jerzy Przybyski, Julian Jablonski, Wiktor Sadecki, Janina Sokolowska, Tadeusz Schmidt, Szymon Szurmiej, Jan Szurmiej, Michal Szwejlich, Filip Zylber, Marek Barbasiewicz, Jerzy Bekker, Jerzy Braszka, Zofia Bajuk

Un homme vient rendre visite à son vieux père malade dans une étrange maison de santé qui évoquerait plutôt le royaume des morts. Là, dans un décor fantastique tissé de toiles d’araignée et de fils du passé, le fils du marchand de tissus juif, qui finit dans la misère et les phantasmes, va pénétrer dans une succession de mondes à plusieurs dimensions. Celui des traditions judaïques, celui d’une histoire nationale qui brasse les époques et les personnages, celui d’automates à l’inquiétante vie, celui de l’enfance, celui du père perdu et retrouvé, celui de la quête de la Femme de l’Amour, et d’autres encore. Dans cette maison de repos éternel qui ne laisse aucun répit à l’esprit des vivants, le temps et l’espace sont comme pris dans un vertigineux tourbillon. Le film est inspiré de deux nouvelles de l’écrivain polonais Bruno Schulz (1892-1942), par ailleurs traducteur de Kafka dans son pays. Dans ces nouvelles, Schulz décrit la vie d’une petite ville de la province de Galicie à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, en composant un climat surréaliste fait de baroque, de folies et de visions. Le passé et le présent s’y mêlent, dans une atmosphère faite de fantastique, de symbolisme et de grotesque.