Jallel Dridi, Moufida Dridi, Mohamed Slim Bouchiha, Narimène Saidane, Kaouther Ben Hania, Sofian El Fani
Tunis, avant la révolution. Un homme sur une moto, lame de rasoir à la main, parcourt les rues de la ville. Avec son arme, il taillade les fesses de femmes à côté desquelles il passe. Bientôt surnommé « le challat » [celui qui balafre], les rumeurs circulent rapidement à l’égard de cette figure qui se dérobe, entourée d’un halo de terreur et de fascination. Dix ans plus tard, une jeune réalisatrice mène l’enquête pour élucider le mystère. Ses armes : humour, dérision, obstination.
« Le Challat de Tunis est composé d’une multitude d’artifices. Certains voulus par la réalisatrice, certains tramés par d’autres, y compris pour la tromper, mais acceptés par elle dans son film. […] Tout est vrai, finalement, dans cette affaire née d’une rumeur, elle-même née d’un fait divers réel, et où les pires pulsions comme les réponses les plus loufoques font assurément partie du monde, ce monde où plonge Kaouther Ben Hania, et qu’elle travaille avec les moyens du cinéma, et un humour de combat. »
Jean-Michel Frodon, slate.fr, 1er avril 2015