Texte Stephan Zweig
Voix André Reybaz
Image Willy Kurant
Production Como-Films
Il n’est pas question des fastes de Byzance mais de la chute de la ville par le sultan (1451-1453) et de son pillage. De lents travellings sur les ruines de la citadelle et ses remparts racontent cette perte et ce basculement de l’Orient gréco-latin à l’Orient musulman (la cathédrale Sainte Sophie transformée en mosquée). Sur des images d’un bas relief aux visages érodés par le vent et sur fond de cantique (un « Halleluiah »), la voix conclut : « L’Europe s’aperçoit en frémissant que par sa sombre négligence une puissance envahissante a fait irruption chez elle, puissance qui paralysera ses forces pendant des siècles. Mais dans l’histoire comme dans la vie des hommes, le regret ne répare pas la perte d’un instant et mille années ne réparent pas une heure de négligence. » Cette vision mélancolique et tragique de la fin de Byzance est contrebalancée par Bosphore qui célèbre « la capitale de l’immuable » où « on sent battre le cœur des deux continents », puisqu’on y est « encore en Europe et déjà en Orient ».
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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Byzance
Maurice Pialat
France — 1964 — 11 min — noir et blanc
Il n’est pas question des fastes de Byzance mais de la chute de la ville par le sultan (1451-1453) et de son pillage. De lents travellings sur les ruines de la citadelle et ses remparts racontent cette perte et ce basculement de l’Orient gréco-latin à l’Orient musulman (la cathédrale Sainte Sophie transformée en mosquée). Sur des images d’un bas relief aux visages érodés par le vent et sur fond de cantique (un « Halleluiah »), la voix conclut : « L’Europe s’aperçoit en frémissant que par sa sombre négligence une puissance envahissante a fait irruption chez elle, puissance qui paralysera ses forces pendant des siècles. Mais dans l’histoire comme dans la vie des hommes, le regret ne répare pas la perte d’un instant et mille années ne réparent pas une heure de négligence. » Cette vision mélancolique et tragique de la fin de Byzance est contrebalancée par Bosphore qui célèbre « la capitale de l’immuable » où « on sent battre le cœur des deux continents », puisqu’on y est « encore en Europe et déjà en Orient ».
Dans nos archives...
Textes
Charles Tesson — 2005
Maurice Pialat : Sous le soleil du temps
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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