Scénario Maurice Pialat
Image Gilbert Sarthre
Musique Georges Delerue
Montage Kenout Peltier
Voix Jean-Loup Reinhold
Production Les films de la Pléiade
« Longtemps j’ai habité la banlieue. » La possible dimension autobiographique prend ici une ampleur exemplaire. Au souvenir de la banlieue (l’enfance, associée aux salles de cinéma) s’ajoute ses lieux (Montreuil, Courbevoie, les bords de la Marne), son urbanisme (pavillons, barres de logements, baraquements). Derrière les lieux, des conditions d’existence, un mode de vie (les transports en commun), des statistiques impitoyables. La mémoire de la banlieue se mesure à l’aune de l’Histoire quand, sur l’image d’une statue (Défense de Paris, 1870-1871), il est dit que « la leçon des ténèbres n’est jamais inscrite au flanc des monuments ». « Le voyageur pressé ignore la banlieue », nous dit-on. Aux yeux de Maurice Pialat, le cinéma français, Nouvelle Vague comprise, est ce voyageur pressé.
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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L’amour existe
Maurice Pialat
France — 1960 — 19 min — 35mm — noir et blanc
« Longtemps j’ai habité la banlieue. » La possible dimension autobiographique prend ici une ampleur exemplaire. Au souvenir de la banlieue (l’enfance, associée aux salles de cinéma) s’ajoute ses lieux (Montreuil, Courbevoie, les bords de la Marne), son urbanisme (pavillons, barres de logements, baraquements). Derrière les lieux, des conditions d’existence, un mode de vie (les transports en commun), des statistiques impitoyables. La mémoire de la banlieue se mesure à l’aune de l’Histoire quand, sur l’image d’une statue (Défense de Paris, 1870-1871), il est dit que « la leçon des ténèbres n’est jamais inscrite au flanc des monuments ». « Le voyageur pressé ignore la banlieue », nous dit-on. Aux yeux de Maurice Pialat, le cinéma français, Nouvelle Vague comprise, est ce voyageur pressé.
Dans nos archives...
Textes
Charles Tesson — 2005
Maurice Pialat : Sous le soleil du temps
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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