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Une réalisation excellente, des plans mémorables et innovants (par exemple, 20 min de silence pour une scène de casse incroyable). Ce film a été une source d’inspiration pour les films de cambriolage des décennies suivantes.
Alors c’est vrai que c’est bien réalisé, c’est un beau New York en noir et blanc que Woody Allen met en scène. Mais quelle malaise… L’aura du film est assombrie par l’une des intrigues du film tourne autour de la relation d’un homme de 42 ans avec une fille de 17 ans. Nous sommes en 2026 et après #MeToo et ce qui a été dévoilé de la vie privée de Woody Allen (le parallèle avec le film est troublant), il est important de prévenir les spectatrices et spectateurs qui n’ont jamais vu ce film.
Un film qui est bien de son époque (1981, les plans filmés en extérieur à Paris, les bureaux et les brasseries en intérieur) mais dont la modernité est prophétique. Granier-Deferre met en scène le management toxique avant que le terme et le concept ne soient popularisés au XXIème siècle. Pour ce film Granier-Deffere a reçu le Prix Louis Delluc, Michel Piccoli l’Ours d’Argent du Meilleur Acteur, Nathalie Bay le César de la Meilleure Actrice dans un second rôle, et assez injustement aucune récompense pour Gérard Lanvin qui est au même niveau d’excellence que ses partenaires. Les seconds « second rôle » (JP Kalfon et JF Balmer) livrent eux aussi des performances impeccables.
Un mélange de comédie et de film noir. Une Diane Keaton attachante en héroïne façon Agatha Christie et un Woody Allen lâche et timoré qui débite des punchlines très drôles.
La perte du fils
Un film sur le deuil qui ne cherche pas à tirer des larmes au spectateur, même si elles peuvent surgir au détour d’une scène. Nanni Moretti nous offre un film très humain qui dépeint toutes les phases du deuil qu’une famille peut endurer.