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We Love Fema est un espace communautaire dédié à la découverte, au partage et à la transmission autour du cinéma. Il vise à encourager l’expression de regards singuliers, favoriser une cinéphilie ouverte, exigeante et bienveillante, et créer du lien entre les publics, les œuvres et le festival.
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Micro-critiques les plus récentes :
Micro-critique de Philippe
postée le 04.07.2026
Chaque fois c’est pareil…
Ce film fait un lien avec le cinéma naturaliste anglais. Nous y retrouvons la violence sociale de la fermeture des usines. L’amitié d’une équipe d’anciens collègues est le fil conducteur de l’histoire. La diversité de leur situation et de leur personnalité permettent au réalisateur d’aborder les différents conséquences sociales et psychologiques d’un avenir perdu. L’humour des situations et l’ironie des personnages évitent au film de glisser dans une chronique déprimante.
Micro-critique de filmfilmM
postée le 04.07.2026
Nous irons voir Matrix, mon fils
Fuoco ! Fuoco ! Le feu, la mise au point, l’amour du cinéma peut-être… dans ce court métrage, Nanni nous transmet ce qu’il a transmit (et vécu) avec d’autres et avec humour au cinéma.
Micro-critique de Emmanuel Plane
postée le 04.07.2026
Une des plus belles scènes de flirt au cinéma sur le « Play with fire » des Rolling Stones.
Micro-critique de Emmanuel Plane
postée le 04.07.2026
Un film qui se termine par « How do you say drugstore in French ? » est forcément un chef d’œuvre.

Micro-critique de JNCO7793
postée le 25.07.2026
Triptyque
Il existe des films dont la mise en scène accompagne le récit. Puis il y a ceux qui sont le récit. Triptyque appartient à cette seconde catégorie.
Ali Khamraev ne filme jamais simplement des personnages, il filme leur place dans le monde. Un corps au centre du cadre, un autre qui semble constamment lui échapper, une lumière électrique répondant à la chaleur d’une lanterne, une porte entrouverte, un regard qui ne trouve jamais véritablement sa place. Chaque plan pense. Chaque mouvement de caméra raconte ce que les mots taisent.
J’ai rarement vu un film aborder l’émancipation avec une telle intelligence. Ici, il n’est jamais question d’opposer les hommes aux femmes ni de distribuer les rôles entre victimes et bourreaux. Khamraev préfère observer des êtres humains héritant d’une époque, d’une tradition, d’une éducation, chacun essayant tant bien que mal de s’en affranchir. C’est précisément cette absence de manichéisme qui rend le film profondément humaniste.
La scène de l’agression, d’une pudeur bouleversante, le sourire de Khalima dans la neige, les silences du professeur, la dignité silencieuse de la vieille femme… Rien n’est démonstratif. Rien n’est appuyé. Le cinéaste fait confiance au pouvoir des images, et elles suffisent à porter une émotion d’une justesse sidérante.
J’ai eu la sensation de découvrir non seulement un immense film, mais un immense cinéaste. Et c’est peut-être la plus belle surprise qu’un film puisse offrir, celle de nous faire comprendre, dès les premières œuvres que l’on voit de lui, que l’on vient de rencontrer un auteur dont on a désormais envie de suivre toute la filmographie.