Toute une nuit

Chantal Akerman

Belgique/France — fiction — 1981 — 1h30 — couleur

Scénario Chantal Akerman Image Caroline Champetier, Mathieu Schiffman, François Hernandez Montage Véronique Auricoste, Luc Barnier Production Avidia Films, Paradise Films Source Cinematek Interprétation

Aurore Clément, Michèle Blondeel, Angelo Abazoglou, Véronique Alain, Jacques Baudoin, Natalia Akerman, Paul Allio, Frank Aendenboom

À la faveur d’une nuit d’été orageuse, des hommes, des femmes donnent libre cours à leurs envies. Dans la rue, dans des cafés, ou dans des chambres à coucher, des cœurs battent et se brisent, des corps s’étreignent, s’unissent et se séparent.

« Cette nuit-là, en lever de rideau, ce ne sont que coups de foudre dans la pénombre, coups de tête en catimini, rendez-vous à moitié manqués, idées baroques, bruits de portes s’ouvrant sur l’être attendu, de talons sur l’asphalte, de dialogues somnambules, pendant toute une nuit la loterie du désir semble donner tout le monde gagnant. Dans Toute une nuit, Chantal Akerman se contente de filmer de A à B. Mille velléités de fictions raccourcies ; un grand récit, jamais. C’est le spectateur qu’elle veut empêcher de dormir, en lui suggérant que « toute une nuit », c’est assez long pour qu’un corps y passe par tous les états, y compris les pas possibles du désir et les peu probables de la posture amoureuse. Le sien compris. »

Serge Daney, Libération, 29 octobre 1982