La Rue sans joie

Georg Wilhelm Pabst

Allemagne — fiction — 1925 — 1h30 — 35mm — noir et blanc — intertitres français

Titre original Die Freudlose Gasse Scénario Willy Haas, Georg Wilhelm Pabst, d’après le roman de Hugo Bettauer Image Guido Seeber, Curt Oertel, Robert Lach Montage Georg Wilhelm Pabst Production Sofar-Film Source Tamasa Distribution Interprétation Werner Krauss (le boucher) Asta Nielsen (Maria Leschner) Greta Garbo (Greta Rumfort) Jaro Fürth (Rumfort) Einar HanSon (lieutenant Davy) Karl Ettlinger (Max Rosenow) Agnès Esterhazy (Regina Rosenow) Valeska Gert (Frau Greifer)

Au lendemain de la première guerre mondiale, la misère règne sur Vienne. La rue Melchior, dite « rue sans joie » est aux mains d’un boucher qui sème la terreur et d’une mère maquerelle impitoyable. Dans cette ambiance de vénalité et de prostitution, deux jeunes filles cherchent l’amour…

« La pauvreté, le chômage et la faim apparaissent en filigrane tout au long de ce drame naturaliste où le vice côtoie la jalousie et la haine. Héroïne lumineuse de cemonde sans soleil, Greta Rumfort, qu’interprète Greta Garbo, symbolise encore l’espoir et, face au jeu plus expressionniste d’Asta Nielsen, témoigne d’une troublante tendresse. »
Patrick Brion, Garbo, Ed. du Chêne, 1985

« Stiller et Garbo s’apprêtaient à aller tourner un film en Turquie avant de s’embarquer pour Hollywood. Mais l’entreprise a périclité et ils se sont retrouvés à Berlin, où Garbo a obtenu de la MGM l’autorisation de tourner ce film. Stiller n’était en rien associé à ce projet mais heureusement pour Garbo, un autre grand réalisateur, G. W. Pabst, était aux commandes de ce drame sur la crise économique, inspiré de la réalité de l’époque. Garbo était pétrifiée à l’idée de travailler avec un autre que son pygmalion mais Pabst a su se montrer extrêmement compréhensif. Il a fermé les yeux sur les soirées entières que l’actrice passait à répéter ses scènes du lendemain avec Stiller, trop occupé qu’il était à tomber à son tour amoureux de Garbo, à l’insu, semble-t-il, de celle-ci. » Kevin Brownlow