Pindorama

Arnaldo Jabôr

35 mm — couleurs — 1 h 40 — 1970

Scénario Arnaldo Jabôr. Images Afonso Beato. Musique Guilherme Magalhâes Vaz. Décors Luiz Carlos Ripper. Montage Joâo Ramiro Mello. Production Arnaldo Jabôr, Kamera Filmes et Cia Cinematografica Vera Cruz. Distribution Embra Filme. Film présenté au Festival de Cannes, 1971 Interprétation

Mauricio Do Valle (Sebastiào), !tala Nandi (Sofia), Jesus Pingo (Gregorio), Hugo Carvana (gouverneur), Jose de Freitas (envoyé du roi), Wilson Grey (Diogo), Vicinius Salvatore (ami de Sébastien), Tep Kahok (Indien, poisson rouge), Maria Regina (Indien, Paraguassu), Manuel Do Caveira (le prêtre)

Au 16e siècle les Portugais ont envahi les territoires libres et sauvages du Pindorama (mot indigène signifiant les « Hauts Arbres » et désignant le Brésil). Sebastiào, ancien gouverneur, applique « la loi civilisatrice » durement. Il croit en sa mission. Destitué de ses fonctions, puis rappelé au pouvoir par un émissaire du roi, il retrouve sa ville presque en ruine, livrée à un gouverneur habile, coquin, épicurien. Ce dernier fait sa fortune, et à la différence de Sebastiào, laisse une relative liberté aux Indigènes. Son adresse triompherait aisément de la naïve rudesse de Sebastiào. Ce gouverneur cynique trouve en face de lui un poète anarchiste Gregorio, qui va semer la révolte dans le village d’anciens esclaves noirs. Sebastiào réprime cette révolte. C’est un massacre. La lutte ne profite qu’aux politiciens. Grégorio est tué, mais reste le symbole de cette lutte sans fin contre l’oppression. « Pindorama me satisfait vraiment car je crois avoir suivi la ligne que je m’étais fixée : faire une peinture faluleuse et semi-allégorique de toute la réalité de notre conscience de nation. » (A. Jabôr).