Incubus

Leslie Stevens

35 mm — N et B — 73 mn — 1961

Scénario Leslie Stevens Images Conrad Hall Musique Dominic Frontier Montage Richard K. Brockway Production Day-Star/Contempo III Interprétation

William Shatner (Marc), Allyson Ames (Kia), Eloïse Hardt (Amael), Robert Fortier (Olin), Ann Atmar (Arndis), Milos Milos (Incubus)

De singuliers démons hantent les plages de Californie : la blonde Kia noie ignominieusement un vagabond mais échoue dans une tentative de corruption chez les moines, puis se fait violer par un ancien militaire, Marc. Pour se venger, elle fait appel à un autre démon, Incubus… Mais la grâce touche Kia qui renonce aux Lucifériens et à leurs pompes. Marc chasse Incubus et entraîne Kia sur la voie de la vertu.

« Soumis à l’influence bergmanienne, plus lointainement à celle d’Antonioni (l’éclipse, les oiseaux qui ont fui le lac empesté), le film se ressent d’un certain amateurisme, plus gênant ici que dans Private Property (dont on retrouve d’ailleurs certains thèmes). C’est surtout le jeu des acteurs qui laisse parfois à désirer ; mais quelques scènes (la messe noire, l’évocation d’lncubus) sont belles et fortes. J’avoue moins aimer le bouc en rut, encore qu’il réponde directement à une démonologie familière, celle du « bouc aux mille chevaux » invoqué dans le hideux « Necronomicon » de l’Arabe dément Abdul Alhazred. »

Paul-Louis Thirard, « Midi-Minuit Fantastique », décembre 1966/janvier 1967