Elisso

Nikolaï Chenguelaïa

35 mm — N et B — 85 mn — 1928 (sonorisé en 1935)

Titre original Eliso Scénario Serguei Tretiakov et Nikolaï Chenguelaïa, d’après le roman de Aleksandre Kazbegi Images Vladimir Kereselidze Musiques Iona Touskïa Décors Dimitri Chevarnadze Production Goskinprom (Géorgie) Interprétation

Aleksandre Imedachvili (Astamir), Kotka Karalachvili (Vachia), Kira Andronikachvili (Eliso), I. Mamporïa (Sejdoula), Cecilia Tsoutsounava (Zazoubika), Aleksandre Jorjoliani (le général)

Le film présente un épisode du temps de la transplantation des Tcherkesses en Turquie, dans les années 1860. Le gouvernement tsariste doit à tout prix procéder à la russification du pays conquis. Qui ne voulait pas partir de bon gré ? On faisait appel à des provocateurs. Et voilà qu’il se trouve un village tranquille, Verdi, sur lequel le gouvernement n’a aucune prise. Et pourtant, ce riche village plaît aux cosaques. On essaie d’abord de cacher en vain des armes dans la maison du doyen, puis on tente, ensuite d’expulser les habitants par la force, mais ils opposent une résistance passive contre laquelle même des conquérants sans délicatesse peuvent difficilement employer les armes. Alors les provocateurs entrent en jeu : ils proposent aux habitants d’écrire une pétition au général, d’écrire une pétition au général, demandant de ne pas transplanter le village, mais, lors de la traduction du tcherkesse en russe, ils la transforment en une pétition pour la trans-plantation, « selon le désir, de plein gré »… Alors, Elisso, fille du doyen, met le feu au village, qui désormais n’appartient plus à personne.