La Déchéance de Franz Blum

Reinhard Hauff

35 mm — couleurs — 100 mn — 1974

Titre original Die Verrohung des Franz Blum Scénario Burkhard Driest, d’après Son roman Images W.P. Hassenstein Montage Jane Sperr Musique Mike Lewis Son Lothar Mankewitz Décors Nikos Perakis Production Bioskop-Film (Munich)/WDR Distribution en France NEF Diffusion Sortie Paris 23 février 1977 Interprétation

Jürgen Prochnow (Franz Blum), Eik Gallwitz (Bielich), Burkhard Driest (Kuul), Tilo Prückner (Zick Zack), Karlheinz Merz (G’O’H’), Kurt Raab, Charles Brauer, Lutz Mackensy

Franz Blum, issu d’une bonne famille, rompt avec son existence bourgeoise. Il participe au hold-up d’une banque. Arrêté et jugé, il est condamné à une peine de prison. En prison Blum est livré à un univers d’une brutalité extrême. Il s’attire la haine d’un détenu, Kuul « le Tigre », qui le viole et l’assomme. Blum comprend rapidement les mécanismes qui déterminent les relations entre détenus dans l’univers carcéral où se reproduisent les structures de la société. A raison, le plus fort ; s’en sort, le plus rusé. Blum devient un entremetteur important et sans scrupules. Il prend en main le marché noir, achète les consciences, fait travailler d’autres détenus à sa place, accède à la présidence de la société sportive, utilise ses privilèges pour éliminer ses rivaux, se concilie le soutien de la direction de la prison. Pour survivre, rien ne l’arrête, pas même un crime. Pour l’administration pénitentiaire, ce sera un accident. « Apte à vivre en société », Franz Blum sera libéré avant la fin de sa peine pour « bonne conduite »…