Espagne/États-Unis — 2009-2011 — 1 h — num — couleur & noir et blanc — vostf
Scénario José Luis Guerín, Jonas Mekas
Interprétation
José Luis Guerín, Jonas Mekas
« Le directeur artistique du Centre de culture contemporaine de Barcelone, Jordi Balló, propose à cinq cinéastes hispanophones de correspondre avec un autre cinéaste de leur choix. José Luis Guerin adresse sa première lettre filmée à Jonas Mekas en novembre 2009. Cet échange épistolaire d’un genre nouveau est fructueux puisque les deux cinéastes s’adresseront neuf lettres, Guerin concluant l’exercice, en avril 2011, depuis le Japon. Si la lettre est destinée à voyager, les films ainsi réalisés, sous l’égide des Lumière, parlent de déplacements spatiaux et temporels. Pour sa deuxième lettre, Guerin se rend à Walden sur les traces de Henry David Thoreau, cher à Mekas, tandis que Mekas, en juillet 2010, explore les vestiges d’une Europe meurtrie en Pologne et en Slovaquie. Leurs réflexions orales sur la vie et le cinéma accompagnent les images choisies pour l’autre. » Catalogue de la rétrospective Jonas Mekas / José Luis Guerin, Centre Pompidou, novembre 2012
« Quand il est venu me voir à New York pour son film de voyage, Guerín m’avait attribué un rôle d’oracle du voyage et il a relevé une de mes phrases, très simple : “Je réagis à la vie”. Il l’a prise comme un slogan de cette correspondance et, d’une certaine manière, elle a donné un sens à notre échange. Nous allons l’approfondir. Je lui ai proposé de poursuivre ce travail, de continuer à nous envoyer des films, de réagir à notre rencontre parisienne, à ces quelques jours passés ensemble, et de voir ce qu’il adviendrait maintenant que nous ne sommes plus tout à fait des étrangers et que notre relation devient plus personnelle. »Jonas Mekas
CARTA A JONAS MEKAS N° 1
José Luis Guerin
Espagne — novembre 2009 — 5 mun — num — noir et blanc — vostf
8 novembre 2009. Guerin flâne dans les rues de Paris à la recherche d’un reflet, d’un motif, obsédé par la phrase de Mekas « je réagis à la vie ». C’est un mouvement rotatoire, comme de petits films du hasard.
CARTA A JONAS MEKAS N° 2
José Luis Guerin
Espagne — mars 2010 — 7 min — num — noir et blanc — vostf
Guerin se rend dans la forêt de Walden Pond sur les traces de Nanouk l’esquimau et de Thoreau, puis à Boston pour aller écouter de la Musique.
CARTA A JONAS MEKAS N° 3
José Luis Guerin
Espagne — mai 2010 — 10 min — num — noir et blanc — vostf
Une confrontation entre deux fenêtres, l’une donnant sur le printemps et l’autre sur l’hiver, l’une sur le dehors et l’autre sur les images passées d’une jeune fille disparue.
CARTA A JONAS MEKAS N° 4
José Luis Guerin
Espagne — novembre 2010 — 10 min — num — noir et blanc — vostf
À Breclav, les passants défilent sur un écran. à Venise, les visages de la ville, les déracinés, les errants…
CARTA A JONAS MEKAS N° 5
José Luis Guerin
Espagne — avril 2011 — 15 min — num — noir et blanc — vostf
« Savoir qu’une lettre peut être la dernière est impossible. Cependant comme c’était prévu ainsi, j’ai pensé que, dans ce cas-là, ce serait bien de l’envisager comme une glose sur vous : sur vous en tant que cinéaste et en tant qu’agitateur du cinéma en général. »
A LETTER TO JOSE LUIS N° 1
Jonas Mekas
États-Unis — janvier 2010 — 10 min — num — couleur — vostf
Janvier 2010. New York sous la neige, le chat et sa pelote de laine, un foulard magique, un duo d’harmonicas… « Tu vois José Luis, c’est ma vie. »
A LETTER TO JOSE LUIS N° 2
Jonas Mekas
États-Unis — avril 2010 — 9 min — num — couleur — vostf
Printemps 2010. Dans la salle de Montage de Mekas défilent des images qu’il n’a jamais utilisées, tournées il y a bien longtemps…
A LETTER TO JOSE LUIS N° 3
Jonas Mekas
États-Unis — juillet 2010 — 13 min — num — couleur — vostf
Durant une insomnie, Mekas montre les images qu’il a tournées à Cracovie puis en Slovaquie. Voici ce qu’il y a trouvé : la mort. Et pourtant, il continue à filmer…
A LETTER TO JOSE LUIS N° 4
Jonas Mekas
États-Unis — janvier 2011 — 20 min — num — couleur — vostf
La caméra vidéo de Mekas expérimente les cinq sens : elle écoute du classique, lit Artaud, respire la lavande fraîchement coupée, mange un cornichon et du saucisSon et caresse un pigeon sur le bord de la chaussée…
« On dit l’être humain “doué du geste”, “doué de parole” ou “doué de raison” mais nous ne sommes pas encore capable de le dire “doué d’image”… On n’a pas encore mesuré l’importance de cette chose-là », déclarait le cinéaste expérimental Patrice Kirchhofer...
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Cinéastes en correspondance 9 lettres vidéo inédites
José Luis Guerín, Jonas Mekas
Espagne/États-Unis — 2009-2011 — 1 h — num — couleur & noir et blanc — vostf
José Luis Guerín, Jonas Mekas
« Le directeur artistique du Centre de culture contemporaine de Barcelone, Jordi Balló, propose à cinq cinéastes hispanophones de correspondre avec un autre cinéaste de leur choix. José Luis Guerin adresse sa première lettre filmée à Jonas Mekas en novembre 2009. Cet échange épistolaire d’un genre nouveau est fructueux puisque les deux cinéastes s’adresseront neuf lettres, Guerin concluant l’exercice, en avril 2011, depuis le Japon. Si la lettre est destinée à voyager, les films ainsi réalisés, sous l’égide des Lumière, parlent de déplacements spatiaux et temporels. Pour sa deuxième lettre, Guerin se rend à Walden sur les traces de Henry David Thoreau, cher à Mekas, tandis que Mekas, en juillet 2010, explore les vestiges d’une Europe meurtrie en Pologne et en Slovaquie. Leurs réflexions orales sur la vie et le cinéma accompagnent les images choisies pour l’autre. » Catalogue de la rétrospective Jonas Mekas / José Luis Guerin, Centre Pompidou, novembre 2012
« Quand il est venu me voir à New York pour son film de voyage, Guerín m’avait attribué un rôle d’oracle du voyage et il a relevé une de mes phrases, très simple : “Je réagis à la vie”. Il l’a prise comme un slogan de cette correspondance et, d’une certaine manière, elle a donné un sens à notre échange. Nous allons l’approfondir. Je lui ai proposé de poursuivre ce travail, de continuer à nous envoyer des films, de réagir à notre rencontre parisienne, à ces quelques jours passés ensemble, et de voir ce qu’il adviendrait maintenant que nous ne sommes plus tout à fait des étrangers et que notre relation devient plus personnelle. » Jonas Mekas
José Luis Guerin
Espagne — novembre 2009 — 5 mun — num — noir et blanc — vostf
8 novembre 2009. Guerin flâne dans les rues de Paris à la recherche d’un reflet, d’un motif, obsédé par la phrase de Mekas « je réagis à la vie ». C’est un mouvement rotatoire, comme de petits films du hasard.
José Luis Guerin
Espagne — mars 2010 — 7 min — num — noir et blanc — vostf
Guerin se rend dans la forêt de Walden Pond sur les traces de Nanouk l’esquimau et de Thoreau, puis à Boston pour aller écouter de la Musique.
José Luis Guerin
Espagne — mai 2010 — 10 min — num — noir et blanc — vostf
Une confrontation entre deux fenêtres, l’une donnant sur le printemps et l’autre sur l’hiver, l’une sur le dehors et l’autre sur les images passées d’une jeune fille disparue.
José Luis Guerin
Espagne — novembre 2010 — 10 min — num — noir et blanc — vostf
À Breclav, les passants défilent sur un écran. à Venise, les visages de la ville, les déracinés, les errants…
José Luis Guerin
Espagne — avril 2011 — 15 min — num — noir et blanc — vostf
« Savoir qu’une lettre peut être la dernière est impossible. Cependant comme c’était prévu ainsi, j’ai pensé que, dans ce cas-là, ce serait bien de l’envisager comme une glose sur vous : sur vous en tant que cinéaste et en tant qu’agitateur du cinéma en général. »
Jonas Mekas
États-Unis — janvier 2010 — 10 min — num — couleur — vostf
Janvier 2010. New York sous la neige, le chat et sa pelote de laine, un foulard magique, un duo d’harmonicas… « Tu vois José Luis, c’est ma vie. »
Jonas Mekas
États-Unis — avril 2010 — 9 min — num — couleur — vostf
Printemps 2010. Dans la salle de Montage de Mekas défilent des images qu’il n’a jamais utilisées, tournées il y a bien longtemps…
Jonas Mekas
États-Unis — juillet 2010 — 13 min — num — couleur — vostf
Durant une insomnie, Mekas montre les images qu’il a tournées à Cracovie puis en Slovaquie. Voici ce qu’il y a trouvé : la mort. Et pourtant, il continue à filmer…
Jonas Mekas
États-Unis — janvier 2011 — 20 min — num — couleur — vostf
La caméra vidéo de Mekas expérimente les cinq sens : elle écoute du classique, lit Artaud, respire la lavande fraîchement coupée, mange un cornichon et du saucisSon et caresse un pigeon sur le bord de la chaussée…
Dans nos archives...
Textes
Nicole Brenez — 2013
Homo Imaginans : José Luis Guerin, le marin ivre, le monstre familial et la fusion
« On dit l’être humain “doué du geste”, “doué de parole” ou “doué de raison” mais nous ne sommes pas encore capable de le dire “doué d’image”… On n’a pas encore mesuré l’importance de cette chose-là », déclarait le cinéaste expérimental Patrice Kirchhofer...
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