Capricci

Carmelo Bene

35 mm. Couleurs. 1 h 35. 1969. V.O.S.T.F. Inédit

Scénario, Montage Carmelo Bene. Sujet tiré du drame Arden of Faversham d’un anonyme anglais du XVIle. Images Maurizio Contini. Musique Giacomo Puccini, Giuseppe Verdi, P. Tchaïkovski. Production BBB Cinématografica Interprétation

Carmelo Bene (le poète), Anne Wlazemsky (la prostituée), Tonino Caputo (le peintre Clarke), Giovanni Davoli (Arden), Ornella Ferrari (Alice), Giancarlo Fusco (un assassin), Poldo Bendandi (autre assassin)

Capricci est tiré d’un drame élizabéthain que Bene s’amuse à mettre en pièces : quelques vieux catarrheux se disputent une belle femme nue. L’histoire est entrelardée de considérations personnelles de l’auteur, de séquences qui nous ramènent au chaos de la vie contemporaine, d’allusions à l’histoire parallèle d’un poète et d’un peintre. Bene cite son théâtre et son cinéma, le théâtre et le cinéma des autres, opérant à l’intérieur de ces citations une sorte de métamorphose iconoclaste, où rien n’arrête la démolition. Ce faisant, il crée un monde scénique scandaleux qui vient questionner le spectateur : dans l’ivresse du mouvement orgiaque où déferlent les couleurs et les sons, la représentation se conteste, la perception se dissout, le message se volatilise. On ne sort pas intact de ce film.