Agonia

Elem Klimov

URSS — 35 mm — couleurs — 153 mn — 1983

Scénario Sémen Lounguine, Ilya Noussinov Images Léonid Kalachnikov Production Studios Mosfilm Interprétation

Alexei Petrenko, Anatoli Romachine, Velta Line, Alice Freindlij

La Russie, 1916… Un pays déchiré par les contradictions sociales où règnent un régime policier arbitraire, le chaos économique et la famine. A côté de cette misère, prospère une cour impériale dans une atmosphère de corruption et d’arrivisme. Depuis trois ans le peuple russe mène une guerre sans fin contre les Allemands. Le tzar ne cesse d’attendre un miracle, qui sauverait l’Empire agonisant. Il n’a de cesse que ses généraux remettent en ordre le pays bouillonnant et viennent à bout des rebelles comme ils le firent en 1905. Apparaît alors à la cour impériale Grigori Raspoutine, paysan mi-lettré, ancien voleur de chevaux, moine errant, guérisseur et consolateur des mal-heureux. Habillé en haillons, il réussit à gagner la sympathie et la confiance de l’impératrice. Devant cet homme indigne s’inclinent les tout-puissants familiers du tzar. La plupart d’entre eux sont d’ailleurs désignés, mutés ou renvoyés par Raspoutine lui-même. Toutes sortes d’intrigues se nouent à la cour impériale. Les agents allemands opérant au sommet du pouvoir tsariste tentent par l’intermédiaire de Raspoutine et ses « prévisions divines » d’imposer au tzar l’idée d’engager une offensive de grande envergure sur le front germano-russe, dans la région de Baranovitchi. Cette opération vouée d’avance à l’échec, coûte beaucoup de sang et ne fait qu’aggraver la situation dans le pays. Les conseillers du tzar lui demandent de mettre Ras-poutine à la porte. Mais la tentative du tzar de satisfaire leur demande se heurte à l’inexorabilité de l’impératrice et le « saint-staretz » s’établit en vrai maître à la cour impériale. L’aristocratie russe déchue de sa puissance ancienne et mécontente de la politique qu’exerce le tzar, complote le meurtre de Raspoutine. Le monstre est tué mais le régime agonisant est déjà condamné. L’an 1917 est proche.