André Delvaux

Cinéaste, Belgique, 1926-2002

« [Dans son premier long métrage] on retrouve déjà ce ton très particulier à la limite du fantastique qui caractérise la majeure partie de son œuvre et que l’on identifie sous le nom de “réalisme magique”. [André Delvaux] est le père du cinéma moderne belge, celui qui a ouvert la voie et qui a profondément marqué les générations futures, de Jaco Van Dormael à Jean-Pierre et Luc Dardenne. […] Il a été un des grands cinéastes européens, dont l’œuvre a profondément marqué son époque et inspiré tant de cinéastes. L’année de son Centenaire permet à la Cinémathèque royale de Belgique de restaurer ses films, afin de les rendre à nouveau accessibles, lui qui a cherché « au fil du temps à exprimer, traduire, enregistrer sur un support, non pas la vie, mais l’image de la vie qu’il a pu développer, concevoir, ici, au centre de l’Europe, à la rencontre des mondes latin et germanique, dans un pays nommé Belgique. » Louis Héliot, Centre Wallonie-Bruxelles (Paris), mars 2026

 

« L’importance de l’œuvre d’André Delvaux, au-delà de son rôle de précurseur et de figure internationale majeure du cinéma belge, est celle d’un des cinéastes les plus singuliers de la scène européenne après l’émergence de la Nouvelle Vague. Il s’agit d’un cinéma d’auteur rigoureux et très personnel, qui repose sur ce que divers experts ont appelé une “rencontre entre les arts”, dans laquelle la musique et la littérature, la peinture et le théâtre s’entremêlent avec le langage cinématographique. » Santiago Rubin de Celis, Círculo de Bellas Artes de Madrid, 2025

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