Une deuxième palme d'or qui fait débat sur son thème mais pas sur sa qualité
Dès 1987 la Norvège a interdit toute violence envers les enfants, qu’elles soient physiques ou psychologiques (en France c’est 2019). Alors, quand une famille traditionnelle catholique roumaine (la mère étant elle norvégienne) arrive dans un petit village entre deux montagnes, où tout le monde est voisin, les cultures s’entrechoquent bien plus violemment que l’ambiance calme et lente ne laisse supposer. Mungiu créé comme une distance pudique entre l’action principale et le spectateur, nous rendant le plus possible impartial, tout en jouant sur les ambiguïtés et doutes à la manière de « anatomie d’une chute ». On penche naturellement vers un parti, mais la présence en fond, dans de nombreux plans, de drapeau norvégien et le comportement de certains habitants, arrivent à nous faire remettre en question la stabilité des faits. « Fjord » est fait de très longues séquences de dialogues, sans jamais tomber dans le champ contre champ, nous laissant ressentir pleinement les émotions des personnages. Là où on comprend que c’est un grand film est lorsque, une fois fini, le spectateur n’ait pas l’impression d’être rassasié, qu’il n’a pas intégré toutes les nuances du films dès la première séance, distinguant alors les films intéressant des films à consommation unique, « fjord » fait bien entendu parti du premier cas, il semble prendre du temps pour être digéré, il ne l’est sûrement jamais complètement.
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Micro-critique de Leomsim
postée le 01.07.2026
Une deuxième palme d'or qui fait débat sur son thème mais pas sur sa qualité
Dès 1987 la Norvège a interdit toute violence envers les enfants, qu’elles soient physiques ou psychologiques (en France c’est 2019). Alors, quand une famille traditionnelle catholique roumaine (la mère étant elle norvégienne) arrive dans un petit village entre deux montagnes, où tout le monde est voisin, les cultures s’entrechoquent bien plus violemment que l’ambiance calme et lente ne laisse supposer. Mungiu créé comme une distance pudique entre l’action principale et le spectateur, nous rendant le plus possible impartial, tout en jouant sur les ambiguïtés et doutes à la manière de « anatomie d’une chute ». On penche naturellement vers un parti, mais la présence en fond, dans de nombreux plans, de drapeau norvégien et le comportement de certains habitants, arrivent à nous faire remettre en question la stabilité des faits. « Fjord » est fait de très longues séquences de dialogues, sans jamais tomber dans le champ contre champ, nous laissant ressentir pleinement les émotions des personnages. Là où on comprend que c’est un grand film est lorsque, une fois fini, le spectateur n’ait pas l’impression d’être rassasié, qu’il n’a pas intégré toutes les nuances du films dès la première séance, distinguant alors les films intéressant des films à consommation unique, « fjord » fait bien entendu parti du premier cas, il semble prendre du temps pour être digéré, il ne l’est sûrement jamais complètement.