Scénario Cristian Mungiu
Image Tudor Vladimir Panduru
Musique Kaspar Kaae
Montage Mircea Olteanu
Production Mobra Film, Why Not Productions, Eye Eye Pictures, Film I Väst, Garagefilm International, Snowglobe, Aamu Film Company, France 3 Cinéma, Goodfellas
Source Le Pacte
Interprétation
Renate Reinsve, Sebastian Stan, Lisa Carlehed, Ellen Dorrit Petersen
Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque leurs enseignants découvrent des ecchymoses sur le corps de l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
Palme d’or Cannes 2026
« À sa manière, clinique, avec de longs plans séquences qui font monter la tension, et en laissant constamment planer le doute sur la réalité des violences reprochées au couple, Mungiu suit toutes les étapes d’une procédure judiciaire qui, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, conduit à des situations inhumaines. Les principes d’éducation rigoriste appliqués par les Gheorghiu les rendent forcément suspects, sinon coupables, dans une Scandinavie “cool”. Et, derrière les attitudes hautaines de la glaçante responsable de l’aide sociale à l’enfance, sûre de son bon droit, ou les commentaires blessants de l’avocat du gouvernement, se devinent non seulement une forme de mépris social mais, aussi, une xénophobie d’autant plus pernicieuse qu’elle s’affiche sous les traits du progressisme. […] Difficile de ne pas être galvanisé par l’efficacité de [ce] récit sans temps mort, la mise en scène d’une précision chirurgicale et le sans-faute du casting, des novices au plus confirmés : Sebastian Stan, que l’on avait laissé sous les traits du jeune Donald Trump dans The Apprentice (2024), impressionne en bloc de colère qui ne demande qu’à exploser alors que Renate Reinsve, dans un registre plus émotionnel, confirme la diversité de son talent. »
Samuel Douhaire, Télérama, 18 mai 2026
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Fjord
Cristian Mungiu
Roumanie/Norvège/Danemark/Finlande/France/Suède — 2026 — 2h26 — fiction — couleur — vostf
Renate Reinsve, Sebastian Stan, Lisa Carlehed, Ellen Dorrit Petersen
Les Gheorghiu, un couple roumano-norvégien très pieux, s’installent dans un village au bout d’un fjord où ils se lient rapidement d’amitié avec leurs voisins, les Halberg. Les enfants des deux familles deviennent très proches, malgré des éducations différentes. Lorsque leurs enseignants découvrent des ecchymoses sur le corps de l’aînée des enfants Gheorghiu, la communauté se demande si l’éducation traditionnelle que les enfants Gheorghiu reçoivent de leurs parents pourrait en être la cause.
Palme d’or Cannes 2026
« À sa manière, clinique, avec de longs plans séquences qui font monter la tension, et en laissant constamment planer le doute sur la réalité des violences reprochées au couple, Mungiu suit toutes les étapes d’une procédure judiciaire qui, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, conduit à des situations inhumaines. Les principes d’éducation rigoriste appliqués par les Gheorghiu les rendent forcément suspects, sinon coupables, dans une Scandinavie “cool”. Et, derrière les attitudes hautaines de la glaçante responsable de l’aide sociale à l’enfance, sûre de son bon droit, ou les commentaires blessants de l’avocat du gouvernement, se devinent non seulement une forme de mépris social mais, aussi, une xénophobie d’autant plus pernicieuse qu’elle s’affiche sous les traits du progressisme. […] Difficile de ne pas être galvanisé par l’efficacité de [ce] récit sans temps mort, la mise en scène d’une précision chirurgicale et le sans-faute du casting, des novices au plus confirmés : Sebastian Stan, que l’on avait laissé sous les traits du jeune Donald Trump dans The Apprentice (2024), impressionne en bloc de colère qui ne demande qu’à exploser alors que Renate Reinsve, dans un registre plus émotionnel, confirme la diversité de son talent. »
Samuel Douhaire, Télérama, 18 mai 2026