Micro-critique de Laurent du 59
postée le 20.05.2026
Une des pépites à l'origine de mon amour du cinéma
Jeanne est une jeune femme toujours pressée, qui poursuit des relations simultanées avec plusieurs hommes, mais rencontre le grand amour avec Olivier. Un soir, il lui révèle sa séropositivité… C’est sur grand écran que le film respire le mieux. Un quart de siècle après sa sortie originelle, il n’a pas bougé, et c’est toujours un chef d’œuvre. C’est grâce à ce film, découvert à sa sortie, que je me suis ouvert ensuite à l’univers de Jacques Demy, mais c’est d’abord une œuvre ancrée dans le contemporain. Par sa thématique principale bien sûr, qui restitue l’époque d’avant les trithérapies (revisitée depuis par « 120 battements par minute »), mais aussi par ses nombreuses thématiques secondaires (travailleurs sans papiers, distances entre classes sociales). Les cinéastes offrent un film d’une stylisation extrême (comédie musicale assumée) qui donne paradoxalement l’impression d’une œuvre parfaitement naturaliste, de par la vérité exceptionnelle des personnages. La quadrature du cercle en quelque sorte, et ce dès leur premier long métrage. Il y a de l’excellence à tous les étages : interprétation (le couple formé par Virginie Ledoyen – dont c’est le meilleur rôle de sa carrière – et Mathieu Demy a quelque chose de l’évidence, mais Jacques Bonnaffé est poignant, sans oublier les personnage secondaires plus légers mais emballants : le beau-frère, le plombier, la libraire), la finesse du scénario et des paroles des chansons écrites par Jacques Martineau, la musique de Philippe Miller, toujours d’une grande beauté, très subtile (elle n’est pas univoque) et empruntant des registres divers et inattendus, la qualité incroyable des voix (dont celle d’Élise Caron, qui double de façon crédible Virginie Ledoyen malgré une tessiture plus aigüe), qualité de la mise en scène (mention à l’anniversaire en famille), des chorégraphies, des décors, des costumes… Un régal à tous les niveaux. Revu avec admiration.
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Micro-critique de Laurent du 59
postée le 20.05.2026
Une des pépites à l'origine de mon amour du cinéma
Jeanne est une jeune femme toujours pressée, qui poursuit des relations simultanées avec plusieurs hommes, mais rencontre le grand amour avec Olivier. Un soir, il lui révèle sa séropositivité… C’est sur grand écran que le film respire le mieux. Un quart de siècle après sa sortie originelle, il n’a pas bougé, et c’est toujours un chef d’œuvre. C’est grâce à ce film, découvert à sa sortie, que je me suis ouvert ensuite à l’univers de Jacques Demy, mais c’est d’abord une œuvre ancrée dans le contemporain. Par sa thématique principale bien sûr, qui restitue l’époque d’avant les trithérapies (revisitée depuis par « 120 battements par minute »), mais aussi par ses nombreuses thématiques secondaires (travailleurs sans papiers, distances entre classes sociales). Les cinéastes offrent un film d’une stylisation extrême (comédie musicale assumée) qui donne paradoxalement l’impression d’une œuvre parfaitement naturaliste, de par la vérité exceptionnelle des personnages. La quadrature du cercle en quelque sorte, et ce dès leur premier long métrage. Il y a de l’excellence à tous les étages : interprétation (le couple formé par Virginie Ledoyen – dont c’est le meilleur rôle de sa carrière – et Mathieu Demy a quelque chose de l’évidence, mais Jacques Bonnaffé est poignant, sans oublier les personnage secondaires plus légers mais emballants : le beau-frère, le plombier, la libraire), la finesse du scénario et des paroles des chansons écrites par Jacques Martineau, la musique de Philippe Miller, toujours d’une grande beauté, très subtile (elle n’est pas univoque) et empruntant des registres divers et inattendus, la qualité incroyable des voix (dont celle d’Élise Caron, qui double de façon crédible Virginie Ledoyen malgré une tessiture plus aigüe), qualité de la mise en scène (mention à l’anniversaire en famille), des chorégraphies, des décors, des costumes… Un régal à tous les niveaux. Revu avec admiration.