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Un été en ligne - LaCinetek

Du 26 juin au 5 juillet, 16 films (9 longs et 7 courts métrages) et une séance Retour de flamme seront proposées en ligne en partenariat avec LaCinetek, plateforme unique fondée par 3 cinéastes : Pascale Ferran, Laurent Cantet et Cédric Klapisch. Un pass festival à 5€ permettra d’accéder à l’ensemble de l’offre.

Rendez-vous sur LaCinetek !

 

Des films issus de la programmation 2020, notamment de rétrospectives, hommages ou focus, seront à l’honneur de cette édition en ligne. Ces films et les présentations seront en ligne pendant toute la période du festival sur lacinetek.com. Nous remercions pour leur intervention les cinéastes Mathieu Amalric, Pascale Ferran et Mila Turajlić ainsi que Denitza Bantcheva (autrice de René Clément), Serge Bromberg (Lobster Films), Gian Luca Farinelli (Cinémathèque de Bologne et festival Il Cinema ritrovato), Hélène Frappat (autrice de Roberto Rossellini), Charlotte Garson (Cahiers du cinéma), Noël Herpe (critique), Xavier Kawa-Topor (co-auteur de Stop Motion, une autre histoire du cinéma d'animation) et Aurore Renaut (autrice de Roberto Rossellini, de l'histoire à la télévision).


« LaCinetek est heureuse d'accueillir une version virtuelle de la 48e édition du Festival La Rochelle Cinéma (FEMA) sur son site, alors que les conditions sanitaires ne permettaient pas que la manifestation ait lieu physiquement aux dates prévues.

« Partenaires depuis trois ans du FEMA, nous partageons sa volonté enthousiaste de renforcer tous les liens qui unissent les grands films d'hier et les réalisateurs d'aujourd'hui.

« Nous sommes fiers que notre site puisse accueillir une programmation composée spécialement pour l'occasion par l'équipe du festival, morceaux choisis de la sélection intégrale initialement prévue ; et heureux d'avoir pu inventer tous ensemble, dans l'urgence, une façon d'honorer cette 48e édition qui se poursuivra ailleurs, plus tard, dans de vraies salles de cinéma. »

Pascale Ferran, Cédric Klapisch et Laurent Cantet


LE PARRAIN
MATHIEU AMALRIC

RÉTROSPECTIVE
ROBERTO ROSSELLINI

RÉTROSPECTIVE
RENÉ CLÉMENT

LE CINÉMA MUET

DÉCOUVERTE
DU CÔTÉ DE LA SERBIE

ANIMATION
ZOOM SUR LE STOP MOTION

COURTS MÉTRAGES CONFINÉS
WIND(ow)


Le Parrain : Mathieu Amalric

« Sur tous les fronts et ne pouvant renoncer à rien tant il est curieux de tout, l’acteur et réalisateur Mathieu Amalric agite de sa présence le cinéma français (et au-delà), il le secoue comme un arbre à fruits. À mi-parcours, l’impossible portrait d’un homme pressé en quête de félicité. […] Le soi-disant accident de jouer, loin de le dérouter, l’a mis plus sûrement que sa seule volonté sur le chemin de la réalisation, au point de faire penser qu’un plan inconscient ou un pacte entre soi et soi a dû se sceller entre les deux Amalric, complémentaires d’emblée et pour longtemps indissociables.

[…] Bref, il est ici et là, tout valant mieux que d’être condamné à se répéter. […] Cause ou effet de ces intenses circulations, de cette énergie en ébullition, ou pli pris depuis l’enfance à suivre pendant des années ses parents, journalistes et correspondants du Monde, aux États-Unis d’abord, puis en Russie soviétique ? Ou bien antidote au risque d’immobilisme et d’ensevelissement sous le poids des névroses familiales (Mange ta soupe) ? […] Mathieu Amalric est un saltimbanque débordant d’énergie, de malice, de violence que seul le cadre, celui des autres comme le sien, contient. Mathieu Amalric est un réalisateur qui tourne comme Truffaut chacun de ses films contre le précédent et, comme Truffaut, qui filme seulement ce qu’il aime, celle qu’il aime. Du Stade de Wimbledon à La Chambre bleue, il manifeste ce désir de l’autre et de sa lumière et, en même temps, conserve déjà sur pellicule une trace de la finitude toujours possible des grandes passions. […] Mathieu Amalric court après le temps pour le retenir, au moins le retarder. En attendant, il le marque. »

Bernard Benoliel, La Cinémathèque française, septembre 2015

Découverte : Du côté de la Serbie

Le cinéma serbe est l’un des plus importants en Europe de l’Est. Peu développé avant 1945, il a connu un véritable essor dans la seconde moitié du XXe siècle.
Douze longs métrages seulement sont produits avant 1945. Après la Seconde Guerre mondiale, le cinéma serbe se développe grâce au pouvoir communiste yougoslave qui en fait un instrument de divertissement, d’éducation et d’endoctrinement du peuple.

Il se fait connaître sur la scène internationale avec les réalisateurs Goran Markovi, Aleksandar Petrovi, Dušan Makavejev, Slobodan Šijan, Goran Paskaljevi, puis dans la période post-communiste, avec Emir Kusturica, qui obtient deux Palmes d’or à Cannes pour ses films Papa est en voyage d’affaires (1985) et Underground (1995).
Au cours des deux dernières décennies, entre l’exil intérieur d’une jeunesse serbe qui se sent à l’étroit dans son pays et l’exil extérieur de migrants errant de rues nocturnes en camps de réfugiés, le nouveau cinéma serbe donne à voir avec lucidité et talent la réalité de cette partie des Balkans.

« Je crois que la production artistique émergeante de la Serbie d’aujourd’hui œuvre à construire des récits là où des ruptures se sont produites et à s’approprier des espaces d’où la mémoire a été anéantie. »

La réalisatrice serbe Mila Turajlic, marraine du festival « Un week-end à l’Est » 2019

Le cinéma muet

RETOUR DE FLAMME. Serge Bromberg est un ami fidèle du Festival qu’il fréquente depuis plus de 20 ans. Pour cette édition en ligne il ne renonce pas à son traditionnel "Retour de flamme", un spectacle insolite et magique, recréant l’ambiance des toutes premières projections de cinéma. Laissez-vous guider par ce bonimenteur d'aujourd'hui et emporter par des films drôles, surprenants et uniques !

Rétrospective : Roberto Rossellini

« Pilier du néoréalisme, Roberto Rossellini dont la vie et l’œuvre embrassent le cours tumultueux du XXe siècle, est l’homme qui, par un sens sans faille de l’actualité historique, fit basculer le cinéma dans une nouvelle ère. Sorti du désastre de la Seconde Guerre mondiale, le cinéma de Rossellini ne cessera d’interroger ses retombées traumatiques et ses apories morales sur l’autre moitié d’un siècle désaffecté. Il est rejoint dans cette quête par l’actrice Ingrid Bergman, qui plaque du jour au lendemain sa carrière hollywoodienne pour entamer avec lui un parcours artistique et amoureux inédit. »

Mathieu Macheret pour l’ADRC

Rétrospective : René Clément

« […] Entre ce brillant début et Au-delà des grilles (1949, Oscar du Meilleur Film étranger en 1951), René Clément atteint, aux yeux de la critique internationale et des professionnels du cinéma, un statut enviable : celui d’un cinéaste novateur doublé d’un virtuose. L’aspect innovant de son travail est non seulement évident pour les spectateurs et les commentateurs, mais aussi parfaitement conscient, revendiqué par Clément lui-même.

« C’est ce qui ressort de ses déclarations : "Finie la fiction de carton-pâte. Il faut revenir au réalisme du documentaire, aux décors naturels" ou "Nous sommes en plein chambardement, en plein changement de style." […] Pendant cette période, Clément se sent proche du néoréalisme, et il est souvent présenté dans la presse italienne comme "le Rossellini français".

« […] L’ensemble de la carrière de René Clément représente un cas rare dans l’histoire du cinéma français, celui d’un réalisateur qui se sera distingué dans les genres les plus divers passant de l’épique à l’intimiste, du "docu-drame" au film d’époque, de la comédie au suspense en faisant un apport original et fertile à chacun d’entre eux. »

Denitza Bantcheva, extraits du texte « René Clément, toujours actuel » écrit pour le catalogue du Fema La Rochelle 2020

Animation : Zoom sur le stop motion

Cette année, le Festival La Rochelle Cinéma a souhaité mettre à l’honneur l’animation en volume dite « stop motion ». Cette technique d’animation image par image permet de créer l’illusion du mouvement en donnant vie à des personnages ou des objets immobiles, jouets, peluches, marionnettes, figurines ou maquettes articulées, en papier plié, en pâte à modeler, et autres... Le stop motion nous ramène à un cinéma artisanal et à la texture de matériaux réels qui ravissent les tout-petits comme les plus grands.

HOMMAGE À COWBOY, INDIEN ET CHEVAL — Suivez les aventures trépidantes de Cowboy, Indien et Cheval, trois figurines excentriques de deux films bricolos et rigolos, proposés par les créateurs de Panique au village !