Scénario Rostislav Kirpičenko
Image Vilius Mačiulskis
Musique Sheripov Sten
Montage Marie Vettese
Production Film Jam, Matka Films, Esse House, la Femme Qui Aimait les Films, Lester Film
Source Jhr Films
Interprétation
En Ukraine occupée, l’église d’Andryi sert de morgue aux civils ukrainiens exécutés. Le jeune prêtre de 35 ans résiste en secret en identifiant les corps et en les rendant à leurs proches pour éviter les fosses communes russes. Mais l’hiver fige le sol. Comment sauver alors la dignité des morts quand la terre ne peut en accueillir les corps ?
Séance spéciale Cannes 2026
« Parmi ses conséquences les moins prévisibles, l’invasion en l’Ukraine aura eu celle de relancer un cinéma de l’occupation et de la résistance, comme il n’y en avait pas eu en Europe depuis l’après-guerre, et dont le néoréalisme italien reste l’apogée. […] Vesna décrit un réseau de gestes et de communications secrètes, accomplis dans l’ombre, à demi-mots, en conciliabules dérobés, à l’abri des cuisines et des cloisons, tandis qu’à l’extérieur l’armée d’occupation rôde et frappe arbitrairement. Un film réussi, c’est parfois le choix d’un argument si fort qu’il n’y a plus qu’à le laisser se dérouler. Celui des funérailles interdites et pourtant impératives est fait de ce bois, exprimant la barbarie de l’occupant et l’humiliation subie par la population […]. Plus le film avance, plus il montre la fragilité des positions de l’occupant, sa domination relative, lui qui peut battre en retraite du jour au lendemain. Une belle économie de gros plans fait exister dans le cadre des visages habités, et les mots qui vont avec […]. Film d’ombres, d’échos menaçants, de lueurs étouffées et de mouvements interdits, Vesna fait exister puissamment la longue nuit de l’occupation. »
Mathieu Macheret, Le Monde, 19 mai 2026
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Vesna
Rostislav Kirpičenko
Lituanie/France/Estonie — 2026 — 1h33 — fiction — couleur — vostf
Kestutis Cicenas, Daumantas Ciunis, Viačeslav Lukjanov, Ieva Gladij, Jevgenija Gladij, Martynas Kukta
En Ukraine occupée, l’église d’Andryi sert de morgue aux civils ukrainiens exécutés. Le jeune prêtre de 35 ans résiste en secret en identifiant les corps et en les rendant à leurs proches pour éviter les fosses communes russes. Mais l’hiver fige le sol. Comment sauver alors la dignité des morts quand la terre ne peut en accueillir les corps ?
Séance spéciale Cannes 2026
« Parmi ses conséquences les moins prévisibles, l’invasion en l’Ukraine aura eu celle de relancer un cinéma de l’occupation et de la résistance, comme il n’y en avait pas eu en Europe depuis l’après-guerre, et dont le néoréalisme italien reste l’apogée. […] Vesna décrit un réseau de gestes et de communications secrètes, accomplis dans l’ombre, à demi-mots, en conciliabules dérobés, à l’abri des cuisines et des cloisons, tandis qu’à l’extérieur l’armée d’occupation rôde et frappe arbitrairement. Un film réussi, c’est parfois le choix d’un argument si fort qu’il n’y a plus qu’à le laisser se dérouler. Celui des funérailles interdites et pourtant impératives est fait de ce bois, exprimant la barbarie de l’occupant et l’humiliation subie par la population […]. Plus le film avance, plus il montre la fragilité des positions de l’occupant, sa domination relative, lui qui peut battre en retraite du jour au lendemain. Une belle économie de gros plans fait exister dans le cadre des visages habités, et les mots qui vont avec […]. Film d’ombres, d’échos menaçants, de lueurs étouffées et de mouvements interdits, Vesna fait exister puissamment la longue nuit de l’occupation. »
Mathieu Macheret, Le Monde, 19 mai 2026