États-Unis — fiction — 1928 — 1h25 — noir et blanc — muet avec intertitres français
Titre original The Wind Scénario Frances Marion, d’après le roman de Dorothy Scarborough
Image John Arnold
Montage Conrad A. Nervig
Production MGM
Source Warner Bros.
Interprétation
Lillian Gish, Lars Hanson, Montagu Love, Dorothy Cumming, Edward Earle, William Orlamond, Carmencita Johnson, Laon Ramon
Le vent ne cesse de souffler dans cette région du désert américain où une jeune fille orpheline, Letty, vient trouver refuge chez son cousin. Poussée par la jalousie de la femme de celui-ci, elle épouse un modeste cow-boy, Lige. Le jeune marié part en expédition la laissant seule, le vent souffle de plus belle.
« Le temps d’un film, cinéma nordique et américain dialoguèrent d’égal à égal. Le résultat : un accomplissement d’une plénitude absolue. La démesure américaine se trouvait soudain raffinée par une vision infiniment nuancée. Rencontre inoubliable et éphémère ; le muet allait disparaître et les cultures se séparer. Aujourd’hui, hormis l’éblouissement, que peut-on trouver dans ce film justement mythique ? D’abord l’idée d’un art poussé à sa plus extrême tension. Puis l’attraction de plusieurs bipolarités. Le monde citadin et l’univers rural s’affrontent d’évidence, mais au-delà de l’intrigue, c’est l’Europe cultivée qui se trouve confrontée à la rudesse américaine. Le Vent est à la fois un film de chambre et une symphonie du monde, les deux aspects se renforçant l’un l’autre. C’est un miracle. »
Dans l'histoire du cinéma, on parle souvent de « la tradition suédoise » en se référant surtout à Victor Sjöström et à Mauritz Stil-ler pour la période du film muet, et, en ce qui concerne une époque plus récente, à Ing-mar Bergman. On se souvient aussi...
Figurant en bonne place dans les dictionnaires de cinéma, et pourtant peu montrée, l’œuvre de Victor Sjöström mérite une piqûre de rappel. Son importance a partie liée à une période méconnue et néanmoins décisive de l’histoire du cinéma : l’âge d’or de...
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Le Vent
Victor Sjöström
États-Unis — fiction — 1928 — 1h25 — noir et blanc — muet avec intertitres français
Lillian Gish, Lars Hanson, Montagu Love, Dorothy Cumming, Edward Earle, William Orlamond, Carmencita Johnson, Laon Ramon
Le vent ne cesse de souffler dans cette région du désert américain où une jeune fille orpheline, Letty, vient trouver refuge chez son cousin. Poussée par la jalousie de la femme de celui-ci, elle épouse un modeste cow-boy, Lige. Le jeune marié part en expédition la laissant seule, le vent souffle de plus belle.
« Le temps d’un film, cinéma nordique et américain dialoguèrent d’égal à égal. Le résultat : un accomplissement d’une plénitude absolue. La démesure américaine se trouvait soudain raffinée par une vision infiniment nuancée. Rencontre inoubliable et éphémère ; le muet allait disparaître et les cultures se séparer. Aujourd’hui, hormis l’éblouissement, que peut-on trouver dans ce film justement mythique ? D’abord l’idée d’un art poussé à sa plus extrême tension. Puis l’attraction de plusieurs bipolarités. Le monde citadin et l’univers rural s’affrontent d’évidence, mais au-delà de l’intrigue, c’est l’Europe cultivée qui se trouve confrontée à la rudesse américaine. Le Vent est à la fois un film de chambre et une symphonie du monde, les deux aspects se renforçant l’un l’autre. C’est un miracle. »
Philippe Roger, Jeune Cinéma, janvier 2001
Dans nos archives...
Textes
Gösta Werner — 1984
Victor Sjöström et la tradition suédoise
Dans l'histoire du cinéma, on parle souvent de « la tradition suédoise » en se référant surtout à Victor Sjöström et à Mauritz Stil-ler pour la période du film muet, et, en ce qui concerne une époque plus récente, à Ing-mar Bergman. On se souvient aussi...
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Mathieu Macheret, critique de cinéma — 2019
Scènes de la vie parallèle
Figurant en bonne place dans les dictionnaires de cinéma, et pourtant peu montrée, l’œuvre de Victor Sjöström mérite une piqûre de rappel. Son importance a partie liée à une période méconnue et néanmoins décisive de l’histoire du cinéma : l’âge d’or de...
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