Scénario Curt Alexander, André-Paul Antoine, Max Ophuls, d’après la pièce d’André-Paul Antoine L’EnnemieImage Eugen Schufftan
Son Antoine Archimbaud
Musique Albert Wolff
Décors Jacques Gotko
Montage Pierre de Hérain
Production Eden-Productions
Interprétation
Simone Berriau, Catherine Fonteney, Georges Vitray, Marc Valbel, Jacqueline Daix, Maurice Devienne, Lucien Nat
L’action se déroule entre 1890 et les années 1920 et met aux prises sept personnages : une femme, Annette Dupont ; son mari, son amant, le fiancé romantique qu’elle a plaqué autrefois, et qui finissent tous trois par la considérer, avec le recul du temps, comme l’ennemie commune ; un docteur confident (rôle assez bref et sans nécessité, estompé dans le film) ; enfin deux « moins de vingt ans » : la fille de la dame et son amoureux. Les trois « victimes » masculines se rencontrent dans l’au-delà et se révèlent mutuellement les péripéties de leurs liaisons terrestres. Se greffant sur ce « dialogue des morts » insolite, et point trop encombré de mots d’auteur, un tourbillon de fumée très faustien enveloppant le tout, une deuxième aventure se déroule parmi les vivants : la belle audacieuse qui a berné (et enterré) son mari et ses deux amants, s’apprête, lorsque le film commence, à marier bourgeoisement sa fille. Celle-ci va-t-elle subir le même sort tristement (ou délicieusement, selon les goûts) conjugal, avec ses à-côtés, que sa mère ? C’est là que les trois ombres, d’un commun accord, décident d’intervenir. Elles vont infléchir la destinée dans un sens résolument révolutionnaire : l’amour l’emportera sur la raison. Plaquant là les invités ahuris de sa propre noce, la jeune fiancée, se refusant à être « vendue » tout comme l’une des précédentes héroïnes d’Ophuls, parviendra à s’enfuir avec son amoureux sincère (et peu fortuné), échappant du même coup à un milieu frelaté où le bonheur se définit explicitement par de vaines promesses qui sont autant de pieux mensonges.
Ouvrons l'Histoire du Cinéma de Georges Sadoul, qu'y lisons-nous concernant Max Ophuls ? Qu'il restera toujours marqué par une certaine « surcharge baroque », héritée de l'expressionnisme ; que sa sensibilité s'est exprimée dans des films « fort inégaux...
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La Tendre Ennemie
Max Ophuls
35mm — noir et blanc — 1h09 — 1936
Simone Berriau, Catherine Fonteney, Georges Vitray, Marc Valbel, Jacqueline Daix, Maurice Devienne, Lucien Nat
L’action se déroule entre 1890 et les années 1920 et met aux prises sept personnages : une femme, Annette Dupont ; son mari, son amant, le fiancé romantique qu’elle a plaqué autrefois, et qui finissent tous trois par la considérer, avec le recul du temps, comme l’ennemie commune ; un docteur confident (rôle assez bref et sans nécessité, estompé dans le film) ; enfin deux « moins de vingt ans » : la fille de la dame et son amoureux. Les trois « victimes » masculines se rencontrent dans l’au-delà et se révèlent mutuellement les péripéties de leurs liaisons terrestres. Se greffant sur ce « dialogue des morts » insolite, et point trop encombré de mots d’auteur, un tourbillon de fumée très faustien enveloppant le tout, une deuxième aventure se déroule parmi les vivants : la belle audacieuse qui a berné (et enterré) son mari et ses deux amants, s’apprête, lorsque le film commence, à marier bourgeoisement sa fille. Celle-ci va-t-elle subir le même sort tristement (ou délicieusement, selon les goûts) conjugal, avec ses à-côtés, que sa mère ? C’est là que les trois ombres, d’un commun accord, décident d’intervenir. Elles vont infléchir la destinée dans un sens résolument révolutionnaire : l’amour l’emportera sur la raison. Plaquant là les invités ahuris de sa propre noce, la jeune fiancée, se refusant à être « vendue » tout comme l’une des précédentes héroïnes d’Ophuls, parviendra à s’enfuir avec son amoureux sincère (et peu fortuné), échappant du même coup à un milieu frelaté où le bonheur se définit explicitement par de vaines promesses qui sont autant de pieux mensonges.
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Textes
1986
Max mon amour
Ouvrons l'Histoire du Cinéma de Georges Sadoul, qu'y lisons-nous concernant Max Ophuls ? Qu'il restera toujours marqué par une certaine « surcharge baroque », héritée de l'expressionnisme ; que sa sensibilité s'est exprimée dans des films « fort inégaux...
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