Shalom

Yaky Yosha

Israël — 35 mm, N et B et couleurs, VOSTF et VOSTA, 1 h. 34, inédit en France, 1973

Scénario et Musique Yaky Yosha Images Ilan Rosenberg et Dan Hecht Montage Jacob Goldwasser Interprétation

Yaky Yosha, Dorit Yosha, Irit Mohar

L’homme se trouve toujours à une croisée de chemins, a fortiori le jeune homme, a fortiori encore le jeune homme israélien. Au carrefour, il n’a peut-être plus qu’à composer la « prière pour la route ». Histoire d’un freak, cheveux longs, bagnole bricolée de partout et traînant dans les quartiers sales de la ville, ce film adopte étrangement et astucieusement le style d’un nouveau cinéma américain pour faire passer l’impossibilité qu’il y a à vivre lorsqu’on est différent dans une société nouvelle (l’Etat d’Israël) calquant, justement, le modèle américain.
Le réalisateur du film (dont le second long-métrage, Susetz ou Rocking-horse, a été présenté à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes cette année) interprète lui-même le rôle du déclassé et a composé la musique de son film. Un ensemble très cohérent de tendresse douloureuse.