La Ronde

Max Ophuls

35 mm — N et B — 97 mn — 1950

Scénario Jacques NatanSon et Max Ophuls, d’après la pièce d’Arthur Schnitzler Der Reigen Images Christian Matras Son Pierre Calvet Musique Oscar Straus (chanSon de Louis Ducreux) Montage Léonide Azar Production Sacha Gordine Sortie Paris 27 septembre 1950 Interprétation

Anton Walbrook (le meneur de jeu), Simone Signoret (Léocadie), Serge Reggiani (Franz), Simone Simon (Marie), Jean Clarieux (le brigadier), Daniel Gélin (Alfred), Robert Vattier (le professeur Schiiller), Danielle Darrieux (Emma), Odette Joyeux (la grisette), Jean-Louis Barrault (le poète), Isa Miranda (Charlotte), Gérard Philipe (le comte)

Vienne 1900. Un décor de rêve… Apparaît un meneur de jeu, en frac et haut-de-forme, qui va faire tourner sous nos yeux le carrousel de la ronde des amours. Femmes honnêtes, grisettes tendres, aristocrates ou simples soldats, tous la danseront d’un même pas. Voici une belle de nuit qui accoste un militaire au coin d’une rue. Leur étreinte est brève ; le soldat n’a qu’une hâte, c’est d’aller le samedi flirter au Prater avec une soubrette. Celle-ci accorde ses faveurs, en semaine, au fils de la maison, qui en est à sa toute première expérience. Ce pas délicat franchi lui permet de réaliser son rêve : séduire une femme du monde qui, après beaucoup d’hésitations et de dérobades, s’abandonne à ses trans-ports. Ce qui n’ira pas sans fausse note, car la nature est capricieuse… Pas un mot au mari, bien sûr ! Ce dernier s’est d’ailleurs amouraché d’une grisette, qui subit sans trop se faire prier ses derniers outrages. Après quoi elle s’en va retrouver un poète, lequel lui préfère, tout bien pesé, une comédienne de haut vol, elle-même davantage sen-sible aux prestiges de l’uniforme d’un galant officier. Qui, après un dîner bien arrosé, échouera dans les bras accueillants de la belle de nuit. C’est ainsi que finit la ronde. Et le meneur de jeu de conclure philosophiquement : c’est l’histoire de tout le monde…