Titre original Etwas tut weh Scénario Recha Jungmann
Image Rüdiger Laske, Marian Szura
Musique Frank Wolff
Montage Ilona Grundmann, Esther Dayan
Production Spree/Jungmann
Interprétation
Simone Maul, Ilona Grundmann, Anja Burak, Hermann Schafer, Recha Jungmann et les habitants du village
Le printemps à Welkers dans la Riihn. Le lieu où l’auteur a jadis habité avec la mère et les grands-parents. Donc le village natal, le terroir. Raconter l’enfance dans la langue maternelle, rappeler le paysage par des images ; le vert des arbres, le ruisseau, la cueillette des primevères et les longs bas blancs : un jeu sans bornes de fantaisie. La jeune femme, par contre, fouille et sonde l’intérieur, ces choses représentatives du passé qui sont à moitié tombées en ruine, la maison de l’enfant étant inhabitée : vieux comptes de sucre et de sel dressés au nom du grand-père, Compagnie Clemens Maul (la grand-mère et plus tard la mère ont pris l’épicerie en charge), une blouse de dentelle (dans laquelle elle se glisse), des photographies et des lettres jaunies et couvertes de poussière ; une carte d’Amérique aussi : « Nous sommes bientôt de retour. » Fragments, lambeaux, morceaux de mosaïque. Retourner en tant que femme au lieu du passé, car « je ne veux pas aller dans le futur ; je veux trébucher dans le futur, tomber dans le temps ». Le grand-père avait des ennemis dans le village parce qu’il refusait avec persistance d’entrer dans le parti nazi (comme tous les autres). Il motivait ainsi son refus : « Il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours, c’est une question de territoire, mais ce qui se passe ici est meurtrier. » Quelque chose fait mal. « … Oui, la douleur s’amoindrit… Démolis la maison, détruis les murs:.. », disait un principe alchimiste, « car le vase doit être brisé afin d’en extraire le contenu précieux, la nature charnelle de l’homme, car c’est la base autour de laquelle tout le travail tourne. »
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Quelque chose me fait mal
Recha Jungmann
Allemagne — 16mm — couleurs — 1h12 — 1980
Simone Maul, Ilona Grundmann, Anja Burak, Hermann Schafer, Recha Jungmann et les habitants du village
Le printemps à Welkers dans la Riihn. Le lieu où l’auteur a jadis habité avec la mère et les grands-parents. Donc le village natal, le terroir. Raconter l’enfance dans la langue maternelle, rappeler le paysage par des images ; le vert des arbres, le ruisseau, la cueillette des primevères et les longs bas blancs : un jeu sans bornes de fantaisie. La jeune femme, par contre, fouille et sonde l’intérieur, ces choses représentatives du passé qui sont à moitié tombées en ruine, la maison de l’enfant étant inhabitée : vieux comptes de sucre et de sel dressés au nom du grand-père, Compagnie Clemens Maul (la grand-mère et plus tard la mère ont pris l’épicerie en charge), une blouse de dentelle (dans laquelle elle se glisse), des photographies et des lettres jaunies et couvertes de poussière ; une carte d’Amérique aussi : « Nous sommes bientôt de retour. » Fragments, lambeaux, morceaux de mosaïque. Retourner en tant que femme au lieu du passé, car « je ne veux pas aller dans le futur ; je veux trébucher dans le futur, tomber dans le temps ». Le grand-père avait des ennemis dans le village parce qu’il refusait avec persistance d’entrer dans le parti nazi (comme tous les autres). Il motivait ainsi son refus : « Il y a toujours eu des guerres et il y en aura toujours, c’est une question de territoire, mais ce qui se passe ici est meurtrier. » Quelque chose fait mal. « … Oui, la douleur s’amoindrit… Démolis la maison, détruis les murs:.. », disait un principe alchimiste, « car le vase doit être brisé afin d’en extraire le contenu précieux, la nature charnelle de l’homme, car c’est la base autour de laquelle tout le travail tourne. »