Scénario Heddy Honigmann, Judith Vreriks, Sonia Goldenberg
Image Adri Schover
Montage Danniel Danniel, Jessica de Koning
Son Piotr van Dijk
Production Cobos Films
Source Eye Film Institute Netherlands
« Le jus de grenouille est bon pour la mémoire, et nos présidents en manquent beaucoup ! » Cet argument de vente lancé par un boutiquier installé aux abords du palais présidentiel à Lima pourrait à lui seul exprimer l’intention de la réalisatrice : lutter cinématographiquement contre l’abandon d’un peuple laissé à la merci de chefs d’État corrompus et insensibles à la misère d’un Pérou en pleine déliquescence.
« Tableau d’une détresse sociale, émotionnelle et humaine de prime abord impressionniste, El Olvido ouvre, avec une profondeur accrue et non sans ironie, un espace de parole au peuple désarmé. Des micros-trottoirs savamment mis en scène, entrecoupés de scènes de rues où de jeunes acrobates et jongleurs échangent leur talent contre quelque menue monnaie. C’est ainsi que le film dessine la situation inquiétante d’un peuple qui résiste à sa manière, mais pour qui l’avenir, sans mémoire effective, n’a plus de sens. »
Lors de la rétrospective de ses films organisée par la Bibliothèque Publique d’Information en collaboration avec l’Institut néerlandais*, Heddy Honigmann bénéficiait d’une carte blanche. Parmi les trois œuvres qu’elle choisit de programmer figurait Guest...
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El Olvido
Heddy Honigmann
Pays-Bas — documentaire — 2008 — 1h33 — 35mm — couleur — vostf
« Le jus de grenouille est bon pour la mémoire, et nos présidents en manquent beaucoup ! » Cet argument de vente lancé par un boutiquier installé aux abords du palais présidentiel à Lima pourrait à lui seul exprimer l’intention de la réalisatrice : lutter cinématographiquement contre l’abandon d’un peuple laissé à la merci de chefs d’État corrompus et insensibles à la misère d’un Pérou en pleine déliquescence.
« Tableau d’une détresse sociale, émotionnelle et humaine de prime abord impressionniste, El Olvido ouvre, avec une profondeur accrue et non sans ironie, un espace de parole au peuple désarmé. Des micros-trottoirs savamment mis en scène, entrecoupés de scènes de rues où de jeunes acrobates et jongleurs échangent leur talent contre quelque menue monnaie. C’est ainsi que le film dessine la situation inquiétante d’un peuple qui résiste à sa manière, mais pour qui l’avenir, sans mémoire effective, n’a plus de sens. »
Festival de Nyon 2009
Dans nos archives...
Textes
Arnaud Hée (critique de cinéma et membre du comité de sélection du cinéma du réel) — 2013
Raccords avec le monde
Lors de la rétrospective de ses films organisée par la Bibliothèque Publique d’Information en collaboration avec l’Institut néerlandais*, Heddy Honigmann bénéficiait d’une carte blanche. Parmi les trois œuvres qu’elle choisit de programmer figurait Guest...
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