Méphisto

Istvan Szabo

35 mm — couleurs — 138 mn — 1981

Scénario Istvan Szabo et Peter Dobai, d’après le roman de Klaus Mann Images Lajos Koltai Musique Zdenkô Tamàssy Production Mafilm (Studio Objektiv) Prix du Meilleur Scénario et Prix de la Fédération inter-nationale de la presse cinématographique (Fipresci) au Festival de Cannes (1981) Sortie Paris 16 décembre 1981 Interprétation

Klaus Maria Brandauer (Hendrik Hôfgen/Méphisto), Ildikà Bansagi (Nicoletta von Niebuhr), Krystyna Janda (Barbara Bruckner), Rolf Hoppe (le général), Gyôrgy Cserhalmi (Hans Miklas), Peter Andoral (Otto Ulrich ), Karin Boyd (Juliette)

Dans les années 1920, le comédien Hendrik Hôfgen se produit au théâtre de Hambourg et dans des cabarets de gauche. Ambitieux, il se donne pour but unique le succès ; alors qu’il vit avec une danseuse noire, Juliette, il épouse Barbara Bruckner dont la riche et puissante famille lui ouvre les portes du théâtre d’Etat de Berlin où il joue Méphisto dans le « Faust » de Goethe. Années 1930 : effervescence du national socialisme. Succès sur succès pour Hôfgen. Lotte, actrice, maîtresse du général, l’un des plus hauts personnages du nazisme, veut être la partenaire du grand Hendrik. Elle l’introduit dans les sphères du pouvoir. Le général apprécie beaucoup l’interprétation « purement allemande » du Mephisto. Au sommet de la gloire, Hendrik se trouve rangé aux côtés du pouvoir. Pour faire oublier ses années troubles, il doit divorcer de Barbara — dont la famille s’est exilée à Paris — et rompre avec Juliette, la noire. Nommé directeur du théâtre de l’Etat, il tente de sauver quelques connaissances menacées par le régime. Mais le doute et le remords le rongent. Après une grandiose cérémonie où il prononce le discours solennel, le général lui fait subir une plaisanterie triviale sur le chantier du futur stade olympique. Sous les projecteurs qui l’aveuglent, Hôfgen s’écrie, comme un fou : « Mais que veut-on de moi ? Après tout, je ne suis qu’un comédien ! »