Maman, je suis en vie

Konrad Wolf

35 mm — Couleurs — 110 mn — 1976

Titre original Mama, ich lebe Scénario Wolfgang Kohlhaase (adapt. et dial. Wolfgang Beck, Günter Klein, Klaus Wischnewski et Dieter Wolf). Images Werner Bergmann. Musique Rainer Bohm. Décors Alfred Hirschmeier. Montage Evelyn Carow. Production DEFA (Groupe Babelsberg). Festival de La Rochelle 1978 Interprétation

Peter Prager (Becker), Donatas Banionis (Mauris le Balte), Detlef Giess (Kuschke), Uwe Zerbe (Pankonin), Eberhard Kirchberg (Koralewski), Margarita Terechova (Svetlana), Norbert Christian, Evgueni Kindinov, Mikhail Vaskov, Ivan Lapikov

C’est l’histoire de quatre Allemands prisonniers de guerre en U.R.S.S. qui se déclarent prêts, pendant leur captivité, à assister aux cours d’une école antifasciste et à suivre un entraînement qui les prépare à une mission contre la Wehrmacht hitlérienne. Il raconte – à partir d’une photographie qui sert de point de départ – les grandes étapes de la prise de conscience de ses quatre héros. Deux choses intéressent Wolf : le mal qu’ont les quatre Allemands, dans leur for intérieur, à se sentir à l’aise dans leur nouveau rôle, et leurs rapports avec les Soviétiques. Il ne font pas preuve d’un enthousiasme délirant pour aller dans leur nouvelle école : au contraire, ils ont des scrupules, ils manquent d’assurance. A la question que leur pose un officier russe (qui les a rencontrés dans le train) de savoir s’ils seraient capables, maintenant, de tirer sur leurs propres compatriotes, ils ne savent que répondre. L’un d’entre eux, Kuschke, un ancien étudiant en théologie, s’engage dans une violente polémique, au foyer culturel du camp, avec le communiste Schober qui lui reproche son indécision. Plus tard, au cours d’un épisode décisif, aucun des quatre ne se résoud à tirer sur des soldats allemands qui surgissent tout d’un coup dans la forêt, – fait qui aura pour conséquence la mort d’un Russe.