King Kong’s Faust

Heiner Stadler

RFA — 16 mm — couleurs — 80 mn — 1984

Scénario Heiner Stadler, Ulrich Enzensberger et Lilly Targownik Images Heiner Stadler et Markus Dürr Musique Gerhard Stâbler Son Toni Sulzbeck Décors Claus Jürgen Pfeiffer et Monika Grube Montage Rolf Basedow et Angelique Fiedler Production Katrin Seybold Film, NDR (Hambourg)/ Independant Feature Project (New York) Interprétation

Leonard Lansink (Uwe Matthies), Werner Grassmann (Fritz Ackrewa), Heinz van Nouhuys (le rédacteur en chef), Wim Wenders (le cinéaste), Peter Przygodda (le monteur), Laslo Benedek (le collectionneur anglais), Burt Willis (l’ancien d’Hollywood)

Le festival de film de Berlin en 1984. Klaus Uwe Matthies est un journaliste indépendant boudé par le succès ; il aimerait bien réussir mais ne sait comment s’y prendre. Au centre de presse de la Berlinale, il tape un collègue qui lui donne un billet gratuit. Et il se retrouve non pas à une séance de film en compétition, comme il le désirait, mais à une projection de la rétrospective du « cinéma allemand des années vingt » où passe un film d’un réalisateur inconnu. Le lendemain, les critiques sont tous fous de ce film. Personne ne sait de qui il est et il n’y a pas de générique. Matthies, lui, l’a vu. Le jour suivant, Matthies rend visite à un vieil ami, Fritz Ackrewa, qui est projectionniste depuis 1925 et lui donne un bon tuyau : il connaît le réalisateur du film, de l’époque où il faisait son apprentissage à Berlin. Voilà de quoi écrire une histoire, d’autant plus que le réa-lisateur en question a été mêlé à la production de King Kong.
Le rédacteur en chef demande à Matthies de se mettre au travail et celui-ci part à la recherche de Bodo Wawerka, le metteur en scène inconnu. Cela commence de manière bien banale dans la bibliothèque nationale puis Matthies interroge un historien du cinéma, des producteurs de l’époque, un metteur en scène qui a vécu en Amérique, mais en vain. Le hasard fait bien les choses. Il y a quelqu’un, en Angleterre, qui possède la main originale de King Kong et les documents de la production… Une semaine plus tard, le festival est fini, Matthies est à Londres. Il découvre une première piste qui le mène chez Mr. Conway, dans son extraordinaire collection d’accessoires, celui-ci possède effectivement la main de King Kong et une photo de deux hommes dont l’un doit être Wawerka. Seules les archives du RKO, à Los Angeles, pourraient per-mettre de faire la clarté dans cette affaire. Matthies compte l’argent qui lui reste, prévient le rédacteur en chef de l’état de ses recherches et s’envole pour Hollywood. Au bout de dix jours, son entreprise a pris forme. Il rencontre l’un des cameramen de King Kong qui se souvient très bien d’il y a cinquante ans et qui reconnaît les deux hommes de la photo, ce sont les frères Delgado. Quant à Bodo Wawerka, il n’en a jamais entendu parler. Matthies, à bout de nerfs, est en train de boire son quatrième verre dans un café près de Hollywood Boulevard, quand il a une idée…