La caméra de Chantal Akerman explore un petit hôtel new-yorkais.
« L’immobilité de la caméra, plantée au milieu d’un endroit qui nous échappe à mesure qu’elle nous le montre. La lenteur de plans où rien ne se passe et qui font pourtant attendre que quelque chose advienne. La répétition de séquences presque identiques en une ritournelle silencieuse. L’impossibilité de lire dans les pensées. Les couloirs vides. Les portes closes. Tout un monde coupé du monde et fermé sur lui-même, où les choses adviennent sans que rien n’en soit dit et dont personne n’a l’idée de dévier le cours. Le temps lui-même semble n’avoir plus cours. Il se fige le temps du film. Et […] en voyant, depuis un toit-terrasse, la ville de New York se réveiller sans jamais s’être endormie, je me dis aujourd’hui que revoir Hôtel Monterey, c’est peut-être tout simplement refuser obstinément de dire au revoir à Chantal Akerman. »
Chantal Akerman fait son entrée en cinéma par la petite porte d’une cuisine bruxelloise. Là, avec une série de gestes déréglés, elle vient mettre le désordre face à la caméra : vaisselle, torchons, vêtements, Saute ma ville envoie tout valser à huis clos....
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Hôtel Monterey
Chantal Akerman
Belgique — 1972 — 1h04 — documentaire — couleur — muet
La caméra de Chantal Akerman explore un petit hôtel new-yorkais.
« L’immobilité de la caméra, plantée au milieu d’un endroit qui nous échappe à mesure qu’elle nous le montre. La lenteur de plans où rien ne se passe et qui font pourtant attendre que quelque chose advienne. La répétition de séquences presque identiques en une ritournelle silencieuse. L’impossibilité de lire dans les pensées. Les couloirs vides. Les portes closes. Tout un monde coupé du monde et fermé sur lui-même, où les choses adviennent sans que rien n’en soit dit et dont personne n’a l’idée de dévier le cours. Le temps lui-même semble n’avoir plus cours. Il se fige le temps du film. Et […] en voyant, depuis un toit-terrasse, la ville de New York se réveiller sans jamais s’être endormie, je me dis aujourd’hui que revoir Hôtel Monterey, c’est peut-être tout simplement refuser obstinément de dire au revoir à Chantal Akerman. »
Marcelline Delbecq, Trafic n° 97, printemps 2016
Dans nos archives...
Vidéos
Table ronde autour de Chantal Akerman
Table ronde Chantal Akerman, avec Claire Atherton, Aurore Clément, Stanislas Merhar, Cyril Béghin, animée par Charlotte Garson
— Vendredi 05.07.2024, Théâtre Verdière, La Coursive
BA INSAS Rétrospective Akerman #4
Bandes-annonce réalisée par les étudiants de l'INSAS pour la rétrospective Chantal Akerman #4
BA INSAS Rétrospective Akerman #3
Bandes-annonce réalisée par les étudiants de l'INSAS pour la rétrospective Chantal Akerman #3
BA INSAS Rétrospective Akerman #2
Bandes-annonce réalisée par les étudiants de l'INSAS pour la rétrospective Chantal Akerman #2
BA INSAS Rétrospective Akerman #1
Bandes-annonce réalisée par les étudiants de l'INSAS pour la rétrospective Chantal Akerman #1
Textes
Cyril Béghin, directeur du recueil de textes Chantal Akerman. Œuvre écrite et parlée , Éd. L’Arachnéen, mars 2024 — 2024
Chantal Akerman en trois mouvements
Chantal Akerman fait son entrée en cinéma par la petite porte d’une cuisine bruxelloise. Là, avec une série de gestes déréglés, elle vient mettre le désordre face à la caméra : vaisselle, torchons, vêtements, Saute ma ville envoie tout valser à huis clos....
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