Flocons d’or

Werner Schroeter

France — 16 mm. Couleurs. 2 h 20. 1975. Inédit. V.O.S.T.F.

Scénario, images Werner Schroeter Montage Cécile Ducugis. Production Films du Losange. Distribution Capital-Film Interprétation

Magdalena Montezuma, Andréa Ferréol, Bulle Ogier, Udo Kier, Carlos Clarens

Il n’y a pas à proprement parler d’histoire » dans cette vaste fresque conçue comme une partition d’images où les dialogues et les chants et chansons jouent les significations. « Flocons d’or, dit Schroeter, est la dernière partie d’une oeuvre cinématographique conçue comme une trilogie sur le thème de la vie, de l’amour et de la mort, dont les deux premières parties sont La mort de Maria Malibran et Willow Springs. » Werner Schroeter, jeune Allemand de l’Ouest, est un des cinéastes contemporains les plus importants par le travail qu’il entreprend sur la représentation : il entend remettre en jeu l’ensemble de la syntaxe cinématographique, tenter de communiquer l’incommunicable. La pénétration du spectateur dans ce travail difficile est rendue totalement facile par une esthétique extrêmement fascinante qui fait que, comme d’autres cinéastes ouest allemands en particulier, c’est le moment du spectacle qui est seulement pris en considération. Mais c’est sans doute chez Schroeter que cette entreprise est la plus radicale, et la plus globale. Il a réalisé quatorze courts métrages et treize longs depuis 1968.