Titre original Har har du ditt liv Scénario Jan Troell, Bengt Forslund, d’après l’autobiographie d’Eyvind Johnson Le Roman d’OlofImage Jan Troell
Décors Rolf Boman
Musique Erik Nordgren
Production Svensk Filmindustri
Interprétation
Eddie Axberg, Gudrun Brost, Ulla Akselson, Per Oscarsson, Max von Sydow, Gunnar Bjôrnstrand, Ulf Palm, Ulla Sjôblom
Nous sommes dans le nord de la Suède, en 1914, au cœur de la province triste, froide et pauvre qu’on appelle Norrbotten. Les habitants du grand Nord suédois vivent d’un travail pénible dans une nature aux richesses alors difficiles à exploiter. Le film, en dehors de ce côté documentaire qui évoque la Suède pendant la Première Guerre mondiale assez misérable et en tout cas fort loin de son image actuelle, nous présente un jeune garçon, assoiffé d’apprendre et qui fait, de lui-même, l’expérience de la vie, comment il subit toutes les influences extérieures, comment aussi les faits réels et la fiction se mêlent pour former la trame de la vie même, universelle, hors de tout temps. Olof va commencer par travailler au flottage du bois, besogne peut-être spectaculaire, mais rude surtout pour un enfant de 14 ans. Là, les étés flamboyants de lumière du Norrbotten ont fourni à Troell matière à de splendides images, tout comme il a su, en poète, décrire les automnes où Olof travaille dans une scierie et l’hiver qui va le voir briquetier. Au printemps 1916, il est à Boden où il devient colleur d’affiches, et vendeur de bonbons pour le patron d’un cinéma, puis opérateur de projection. Avec l’été revenu, il part en tournée, projetant des films au hasard des foires. Mais le socialisme commence à faire son apparition et pour avoir diffusé des textes socialistes, il est renvoyé. C’est un nouveau départ, avec Olivia, la reine d’un tir forain. Mais le mouvement et les idées socialistes le passionnent de plus en plus en même temps que les problèmes amoureux, ce qui ne va pas sans conflits internes et extérieurs ! Et le travail est difficile à retrouver. Le voilà pourtant entré aux chemins de fer. Avec un ami, il monte un syndicat et essaie d’obtenir pour ses compagnons de meilleures conditions de travail. Comme c’est en vain, il essaie de déclencher une grève. Les travailleurs ne suivent pas et c’est le renvoi. Nous sommes au cœur de l’hiver 1918-1919. La guerre vient de se terminer en France et Olof se décide à descendre vers le sud, bâtir son avenir à la force du poignet.
Un thème parcourt le cinéma scandinave : celui de la symbiose entre l'homme et la nature. Cela peut sembler curieux si l'on songe à ces deux caractéristiques proverbia-les des pays nordiques : là rigueur du climat et l'inhibition émotive des habitants....
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Les Feux de la vie
Jan Troell
35mm — noir et blanc — 2h07 — 1966
Eddie Axberg, Gudrun Brost, Ulla Akselson, Per Oscarsson, Max von Sydow, Gunnar Bjôrnstrand, Ulf Palm, Ulla Sjôblom
Nous sommes dans le nord de la Suède, en 1914, au cœur de la province triste, froide et pauvre qu’on appelle Norrbotten. Les habitants du grand Nord suédois vivent d’un travail pénible dans une nature aux richesses alors difficiles à exploiter. Le film, en dehors de ce côté documentaire qui évoque la Suède pendant la Première Guerre mondiale assez misérable et en tout cas fort loin de son image actuelle, nous présente un jeune garçon, assoiffé d’apprendre et qui fait, de lui-même, l’expérience de la vie, comment il subit toutes les influences extérieures, comment aussi les faits réels et la fiction se mêlent pour former la trame de la vie même, universelle, hors de tout temps. Olof va commencer par travailler au flottage du bois, besogne peut-être spectaculaire, mais rude surtout pour un enfant de 14 ans. Là, les étés flamboyants de lumière du Norrbotten ont fourni à Troell matière à de splendides images, tout comme il a su, en poète, décrire les automnes où Olof travaille dans une scierie et l’hiver qui va le voir briquetier. Au printemps 1916, il est à Boden où il devient colleur d’affiches, et vendeur de bonbons pour le patron d’un cinéma, puis opérateur de projection. Avec l’été revenu, il part en tournée, projetant des films au hasard des foires. Mais le socialisme commence à faire son apparition et pour avoir diffusé des textes socialistes, il est renvoyé. C’est un nouveau départ, avec Olivia, la reine d’un tir forain. Mais le mouvement et les idées socialistes le passionnent de plus en plus en même temps que les problèmes amoureux, ce qui ne va pas sans conflits internes et extérieurs ! Et le travail est difficile à retrouver. Le voilà pourtant entré aux chemins de fer. Avec un ami, il monte un syndicat et essaie d’obtenir pour ses compagnons de meilleures conditions de travail. Comme c’est en vain, il essaie de déclencher une grève. Les travailleurs ne suivent pas et c’est le renvoi. Nous sommes au cœur de l’hiver 1918-1919. La guerre vient de se terminer en France et Olof se décide à descendre vers le sud, bâtir son avenir à la force du poignet.
Dans nos archives...
Textes
Peter Cowie (Traduit de l'anglais par Martine Millon) — 1984
L'art naturel de Jan Troell
Un thème parcourt le cinéma scandinave : celui de la symbiose entre l'homme et la nature. Cela peut sembler curieux si l'on songe à ces deux caractéristiques proverbia-les des pays nordiques : là rigueur du climat et l'inhibition émotive des habitants....
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