Scénario Maurice Pialat
Interprétation Maurice Pialat
Pascal, serviteur stylé, est dévoué à son maître, Ruby Alcow, qui aime faire de l’escrime et de la corde à sauter avant de prendre son déjeuner et de se rendre à la fabrique, dont il est enfin le sousdirecteur, vingt ans après avoir échoué à cinq reprises à son baccalauréat. Le plus muet des films muets de Maurice Pialat tant cette farce de patronage conçu pour la fête de fin d’année d’Olivetti, où le cinéaste est alors représentant, rend hommage sur fond de musique de jazz au burlesque (coursepoursuite, images en accéléré, mimiques et roulements d’yeux), dans un esprit anarcho-dadaïste proche du cinéma de René Clair (Entr’acte). À signaler que Pialat s’octroie le gag chaplinien du film : renverser le contenu de son verre dans son pantalon.
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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Drôles de bobines
Maurice Pialat
France — 1957 — 18 min — 16mm — noir et blanc
Pascal, serviteur stylé, est dévoué à son maître, Ruby Alcow, qui aime faire de l’escrime et de la corde à sauter avant de prendre son déjeuner et de se rendre à la fabrique, dont il est enfin le sousdirecteur, vingt ans après avoir échoué à cinq reprises à son baccalauréat. Le plus muet des films muets de Maurice Pialat tant cette farce de patronage conçu pour la fête de fin d’année d’Olivetti, où le cinéaste est alors représentant, rend hommage sur fond de musique de jazz au burlesque (coursepoursuite, images en accéléré, mimiques et roulements d’yeux), dans un esprit anarcho-dadaïste proche du cinéma de René Clair (Entr’acte). À signaler que Pialat s’octroie le gag chaplinien du film : renverser le contenu de son verre dans son pantalon.
Dans nos archives...
Textes
Charles Tesson — 2005
Maurice Pialat : Sous le soleil du temps
« Dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, leregret ne répare pas la perte d’un instant. »(Stephan Zweig, cité dans Byzance) Soit les extrêmes de l’œuvre, non dans sa durée de vie (le premier et le dernier film), mais dans son expression même,...
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