La Condition de l’homme

Masaki Kobayashi

1re partie : 35 mm — 208 mn — N. & B. — 1959 2e partie : 35 mm — 181 mn — N. & B. — 1959-60 3e partie : 35 mm — 190 mn — N. & B. — 1961

Titre original Ningen no jôken Scénario Zenzo Matsuyama et Masaki Kobayachi Images Yoshio Miyajima Musique Chuji Konoshita Production Shigeru Wakatsuki, pour Ningin Club et Shochiku Interprétation

1re partie : Tatsuya Nakadi (Kaji), Michiyo Aratama (Michiko), Keiji Sada (Kageyama), So Yamamura (Okis-hima), Eitaro Ozawa (Okazaki), Seiji Miyaguchi ( Wang Reng Li), Shinji Nambara (Kao), Toru Abe (Watai)

2e partie : Tatsuya Nakadai (KajO, Michiyo Aratama (Michiko), Keiji Sada (Kageyama), Hideo Kisho (Kudo), Jun Tatara (Hino), Michio Minami ( Yoshida), Kei Sato (Shinjo), Taketoshi Naito (Tange), Kunie Tanaka (Obara), Kok inji Katsura (Sasa), Kaneko lwasaki (Tokunaga)

3e partie : Tatsuya Nakadai (Kaji), Michiyo Ara-tama (Michiko), Taketoshi Naito (Tange), Keijiro Moro-zumi (Hironaka), Yusuke Kawazu (Terada), Kyoko Kishida (Ryuko), Reiko Hitomi (Umeko), Fujio Suga (Nagata), Nobuo Kaneko (Kirihara), Tamao Nakamura (une réfugiée), Hideko Takamine (une femme du village)

1re partie : Pas plus grand amour
Manchourie du sud, 1943, l’occupation japonaise, Kaji et sa fiancée Michiko travaillent tous les deux pour la Société Sidérurgique de Mandchourie du sud. Apprenant qu’il peut être exempté de service militaire s’il remplit une mission dans une usine, Kaji accepte et se marie avec Michiko, qui a décidé de le suivre. Kaji est contre la guerre menée par l’Armée Impériale en Chine et tente de traiter humainement les ouvriers chinois de la mine. Mais il se heurte à la brutalité du surveillant en chef Oka-zaki. Les choses s’aggravent encore lorsque l’on confie 600 prisonniers de guerre mourant de faim à Kaji. Pour « stimuler » les nouveaux venus, la direction leur envoie des filles de joie, dont l’une, Yang Chun Lan, tombe amoureuse de Kao, un jeune chinois prêt à mener les autres à la révolte. Kaji finit par être jeté en prison ; après plusieurs jours de captivité et d’interrogatoires, Kaji est libéré, mais c’est pour être incorporé à l’armée…

2e partie : Le Chemin de l’éternité
Affecté à une unité de l’Armée Impériale, Kaji est méprisé et maltraité par ses supérieurs, à cause de ses tendances « gauchisantes ». Au cours d’une marche forcée dans la contrée qui entoure le camp, trois hommes s’écroulent d’épuisement, et sont ensuite battus pour avoir « déshonoré » la compagnie. L’un d’eux finit par se suicider, préférant la mort à l’humiliation. Plus tard, lorsque les Allemands ont capitulé, les troupes soviétiques se retournent contre les Japo-nais et l’unité de Kaji est anéantie. Après le car-nage, Kaji part à la recherche de survivants éventuels, mais aucune voix ne lui répond…

3e partie : La Prière d’un soldat
Hagards et démoralisés, Kaji et une poignée de rescapés se frayent un chemin vers la Mandchourie du sud, seule issue possible devant le déferlement des troupes soviétiques. Kaji et ses derniers fidèles sont faits prisonniers. Dans le camp de prisonniers soviétiques, Kaji se rend compte par la force des choses que ses opinions et idéaux « socialistes » relèvent de l’utopie par comparaison avec l’impla-cable réalité. Comme dans l’armée japonaise, ses arguments, pour un meilleur traitement des prison-niers de guerre sont rejetés par les Russes. Il par-vient tout de même à s’évader, et commence une très longue marche, afin de retrouver Michiko. Mais, à la fin, il ne parvient plus à se relever et se laisse lentement ensevelir sous la neige…