L’Acrobate

Jean-Daniel Pollet

France — fiction — 1976 — 1h41 — couleur

Scénario Jacques Lourcelles, Jean-Daniel Pollet Image Alain Levent Montage Suzanne Baron Production Ilios Films, Les Films du Chef-Lieu, Contrechamp, ORTF Source La Traverse Interprétation

Claude Melki, Laurence Bru, Guy Marchand, Marion Game, Micheline Dax, Édith Scob, Charlotte Alexandra, Christine Féral

Jeune homme solitaire et effacé, Léon est garçon de bains-douches à Paris. Le soir, il rentre chez lui, dans une salle de café désaffectée transformée en appartement. Il y vit avec sa cousine Lili, qui l’ignore. Il trompe alors sa solitude en discutant avec les prostituées d’en face. Attiré par l’une d’entre elles, il décide, pour la séduire, de devenir champion de tango.

Une version audio-décrite du film est proposée pendant le festival

« Corps élastique de faux gringalet, tête de Pierrot, Claude Melki est extraordinaire. Il est décédé en 1994, dans la misère. Jean-Daniel Pollet l’avait découvert alors que le jeune homme était tailleur. Il allait danser Chez Max, une guinguette des bords de Marne, et devint le héros fétiche de Pourvu qu’on ait l’ivresse ou L’Amour c’est gai, l’amour c’est triste. Visage impassible à la Buster Keaton, Léon est un clown qui bouleverse par sa gaucherie, puis émerveille par sa ténacité. Tout le film a cette légèreté tendue où la gravité menace. Le corps s’envole et conquiert un espace où l’on n’existe que par les arabesques que l’on dessine. L’Acrobate navigue entre un monde rêvé et le portrait exact, quasi documentaire, du cours de danse de Georges et Rosy. Entre strass et toc, mais dans la vérité des sentiments. »

Philippe Piazzo, Télérama