Titre original Între oglinzi paralele Scénario Camil Petrescu, Mircea Veroiu
Image Kalin Ghibu
Musique Tiberiu Borcoman
Production Romaniafilm (Bucarest)
Interprétation
Ion Caramitru, Ovidiu Iuliu Moldovan, George Constantin, Elena Albu, Dorel Vigan, Rodica Tapalagà, Fory Etterle, Virgil David, Adrian Pintea, Corado Negreanu, Cornel Ciupescescu
L’histoire se déroule en 1915. Deux amis, Gore et Stef, étudiants en philosophie, ont des conceptions sur la vie qui se reflètent dans les miroirs parallèles de l’attitude de chacun d’entre eux envers le milieu d’où il vient, la manière dont chacun entend lutter pour ce milieu, conformément à ses idéaux. Au début, leur chemin est le même : c’est la lutte pour l’existence, dans l’espoir qu’un beau jour justice sera faite pour tous. La vie agitée autour d’eux, l’entrée possible du pays dans la guerre, mais surtout l’hésitation et le manque d’assurance de Stef vont dresser une barrière entre lui et Gore. Pour le moment, Stef se réfugie dans son aveugle passion pour sa femme Ela, en partageant sa vie entre les incertitudes d’un amour « absolu » et la jalousie maladive qui le ronge. Un héritage inattendu éloigne davantage Stef de son ami, lui coupant presque toute possibilité de comprendre et d’accepter les idées pour lesquelles Gore se bat, comme beaucoup d’autres d’ailleurs dans les pages des journaux socialistes. Devenu riche du jour au lendemain, Stef se trouve de nouveau à un carrefour. Le monde d’où il venait et dont il était exclu à cause de sa pauvreté lui rouvre ses portes. Mais ni ceci, ni la fabrique qu’il va administrer avec son oncle Tache Gheorghidiu, ni l’amour pour Ela ne parviennent à dissiper son mépris, son ennui devant ce monde et à l’arracher à la solitude et au désespoir qui l’accablent. La nostalgie d’une véritable amitié, le désir de se confesser à quelqu’un de proche lui font se rappeler sans cesse les jours où Gore était à ses côtés, prêt à lui donner des réponses, à lui servir des arguments. C’est ainsi que Stef dirige ses pas de temps à autre vers la rédaction du journal où travaille Gore, devenu entretemps un des leaders socialistes, luttant pour une justice en faveur des masses, non pas pour la justice « absolue » dont rêve Stef. Ces rencontres rares et brèves (à cause de son activité politique, Gore est poursuivi par la police) réussissent à rendre à Stef son équilibre et à lui faire comprendre que les socialistes sont ceux qui représentent les intérêts du prolétariat et du peuple, en s’opposant à la participation de la Roumanie à la guerre et en se prononçant seulement pour la défense de la neutralité. Peu à peu, Stef adoptera les idées de Gore, en passant même à l’action. Lui et le collaborateur le plus proche de son ami vont faire sauter la grande grue qui devait décharger un nouveau transport d’armes dans le port de Braila. Sans cesse inquiet en ce qui concerne la femme aimée, déçu par celle-ci aussi bien que par le monde où ils vivent tous les deux, privé de l’amitié de Gore (torturé et tué par la police), Stef décide de partir pour le front, à la recherche de « l’expérience définitive ».
Parfois, un festival révèle un film. Que dans la même manifestation une demi-douzaine de films, tous du même réalisateur, soient autant de révélations, voilà qui doit sûrement tenir du miracle. C'est pourtant ce qui s'est produit au prin-temps de 1985,...
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À travers les miroirs
Mircea Veroiu
35mm — couleurs — 1h36 — 1978
Ion Caramitru, Ovidiu Iuliu Moldovan, George Constantin, Elena Albu, Dorel Vigan, Rodica Tapalagà, Fory Etterle, Virgil David, Adrian Pintea, Corado Negreanu, Cornel Ciupescescu
L’histoire se déroule en 1915. Deux amis, Gore et Stef, étudiants en philosophie, ont des conceptions sur la vie qui se reflètent dans les miroirs parallèles de l’attitude de chacun d’entre eux envers le milieu d’où il vient, la manière dont chacun entend lutter pour ce milieu, conformément à ses idéaux. Au début, leur chemin est le même : c’est la lutte pour l’existence, dans l’espoir qu’un beau jour justice sera faite pour tous. La vie agitée autour d’eux, l’entrée possible du pays dans la guerre, mais surtout l’hésitation et le manque d’assurance de Stef vont dresser une barrière entre lui et Gore. Pour le moment, Stef se réfugie dans son aveugle passion pour sa femme Ela, en partageant sa vie entre les incertitudes d’un amour « absolu » et la jalousie maladive qui le ronge. Un héritage inattendu éloigne davantage Stef de son ami, lui coupant presque toute possibilité de comprendre et d’accepter les idées pour lesquelles Gore se bat, comme beaucoup d’autres d’ailleurs dans les pages des journaux socialistes. Devenu riche du jour au lendemain, Stef se trouve de nouveau à un carrefour. Le monde d’où il venait et dont il était exclu à cause de sa pauvreté lui rouvre ses portes. Mais ni ceci, ni la fabrique qu’il va administrer avec son oncle Tache Gheorghidiu, ni l’amour pour Ela ne parviennent à dissiper son mépris, son ennui devant ce monde et à l’arracher à la solitude et au désespoir qui l’accablent. La nostalgie d’une véritable amitié, le désir de se confesser à quelqu’un de proche lui font se rappeler sans cesse les jours où Gore était à ses côtés, prêt à lui donner des réponses, à lui servir des arguments. C’est ainsi que Stef dirige ses pas de temps à autre vers la rédaction du journal où travaille Gore, devenu entretemps un des leaders socialistes, luttant pour une justice en faveur des masses, non pas pour la justice « absolue » dont rêve Stef. Ces rencontres rares et brèves (à cause de son activité politique, Gore est poursuivi par la police) réussissent à rendre à Stef son équilibre et à lui faire comprendre que les socialistes sont ceux qui représentent les intérêts du prolétariat et du peuple, en s’opposant à la participation de la Roumanie à la guerre et en se prononçant seulement pour la défense de la neutralité. Peu à peu, Stef adoptera les idées de Gore, en passant même à l’action. Lui et le collaborateur le plus proche de son ami vont faire sauter la grande grue qui devait décharger un nouveau transport d’armes dans le port de Braila. Sans cesse inquiet en ce qui concerne la femme aimée, déçu par celle-ci aussi bien que par le monde où ils vivent tous les deux, privé de l’amitié de Gore (torturé et tué par la police), Stef décide de partir pour le front, à la recherche de « l’expérience définitive ».
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Textes
Bengt Forslund (Traduit de l'anglais par Marie Laboureur) — 1986
Mircea Veroiu
Parfois, un festival révèle un film. Que dans la même manifestation une demi-douzaine de films, tous du même réalisateur, soient autant de révélations, voilà qui doit sûrement tenir du miracle. C'est pourtant ce qui s'est produit au prin-temps de 1985,...
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