Rétrospective Edward Yang

Taïwan, 1947-2007

« Les films [d’Edward Yang] m’ont sidéré. D’abord, ils sont d’une beauté renversante, et très singulière. Particulièrement remarquable est le sens de l’équilibre dans le cadre, entre la lumière, la couleur, les êtres humains et leurs déplacements, et la vie de la ville autour d’eux. On y perçoit une exceptionnelle combinaison de précision et de sensibilité […]. Edward Yang semblait avoir un rapport intime à la vie urbaine, au rythme impersonnel et à la démesure de l’existence dans les grandes cités comme Taipei, où les gens paraissent incités à se perdre, à errer. Sous la surface paisible de ses films, on sent qu’il est furieux et bouleversé de la manière dont le monde a évolué. […] À tous les niveaux, ses films m’ont impressionné, et ému. Et ils m’ont ouvert les yeux. […] Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Edward Yang. […] Mais il a mis tellement de lui-même et de sa compréhension passionnée du monde dans chacune de ses réalisations qu’avec seulement sept films, il nous a légué un trésor. »

Martin Scorsese, propos extraits de Le cinéma d’Edward Yang de Jean-Michel Frodon, Éditions Carlotta, 2025

En partenariat avec le Centre culturel de Taïwan à Paris et Carlotta Films et en collaboration avec l’ADRC et la Cinémathèque française

  • Salle bleue / La Coursive dim. 29.06 16:15 Table ronde autour d'Edward Yang, avec Virginie Ledoyen (actrice), Vincent Paul-Boncour (distributeur), Nicolas Thévenin (critique), animée par Jean-Michel Frodon (critique) et suivie d'une dédicace de son livre par Jean-Michel Frodon — entrée libre