Micro-critique de Philippe
postée le 02.07.2026

Un éclair aveuglant de notre cécité

Lors de l’AVP de « L’inconnue », Arthur Harari nous a expliqué qu’il ne se préoccupait pas tellement du specteurice lorsqu’il travaillait à son film. Il nous a dit être a la recherche du « vrai », avec l’exemple d’une porte qui se ferme. J’espère qu’il aura vu NO GOOD MEN, car, pour trouver le vrai, nous avons l’exemple qu’il faut déjà avoir quelques choses à dire à son/sa spectateurice pour arriver à filmer du VRAI.
Ici c’est le cas, nous sommes plongés dés la première scène dans un monde que nous ignorons (dans les deux sens du terme : que nous ne connaissons pas et que nous ne souhaitons pas connaître). Nous sommes happé.es par cette réalité qu’il n’est pas possible de concevoir. Ici le cinéma joue à plein son rôle de lucarne sur un monde hors de nos repères, de nos expériences et même de notre imagination ! L’attachement à la personnage principale est immédiat.
La sobriété de la réalisation, l’incarnation des acteurices et le rythme réussissent à nous faire vivre et ressentir une part de réalité sur le mode la vérité. Si vous n’avez pas eu la chance de voir NO GOOD MEN ce matin, car la salle était pleine, alors courrez en février 2027 à sa sortie en salle.