Kaboul, 2021. Camerawoman cantonnée aux émissions féminines de la principale chaîne de télévision du pays, Naru devient par chance la coéquipière attitrée de Qodrat, le reporter vedette de la chaîne. D’abord tendue puis de plus en plus complice, la relation entre la jeune femme – mère d’un fils de trois ans et séparée de son mari infidèle – et le journaliste – lui aussi marié et père de famille – prend un tournant décisif quand les Talibans reviennent au pouvoir en Afghanistan, après le départ des troupes américaines, et que la capitale vit alors ses derniers jours de liberté.
« Raconté avec des procédés proches du documentaire, [le film] capture le quotidien en mélangeant un côté téléfilm et telenovela, tout en trouvant son rythme dans l’humour et la dérision. Les scènes entre Naru et ses collègues, ou les moments cocasses entre amies […] apportent légèreté et humanité. […] Le film se revendique aussi comme une “comédie romantique politique”, une formule étonnante mais logique : parler de cette femme et de son monde, c’est parler de patriarcat, de corruption et d’une société en train de disparaître. […] Le politique domine tout le film, mais subtilement, à travers le travail, les rapports humains, les ambitions contrariées et l’intime. »
Constant Carbonnelle, surimpressions.be, 13 février 2026
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No Good Men
Shahrbanoo Sadat
All./France/Norvège/Danemark/Afghanistan — 2026 — 1h43 — fiction — couleur — vostf
Shahrbanoo Sadat, Anwar Hashimi, Liam Hussaini, Yasin Negah, Torkan Omari
Kaboul, 2021. Camerawoman cantonnée aux émissions féminines de la principale chaîne de télévision du pays, Naru devient par chance la coéquipière attitrée de Qodrat, le reporter vedette de la chaîne. D’abord tendue puis de plus en plus complice, la relation entre la jeune femme – mère d’un fils de trois ans et séparée de son mari infidèle – et le journaliste – lui aussi marié et père de famille – prend un tournant décisif quand les Talibans reviennent au pouvoir en Afghanistan, après le départ des troupes américaines, et que la capitale vit alors ses derniers jours de liberté.
« Raconté avec des procédés proches du documentaire, [le film] capture le quotidien en mélangeant un côté téléfilm et telenovela, tout en trouvant son rythme dans l’humour et la dérision. Les scènes entre Naru et ses collègues, ou les moments cocasses entre amies […] apportent légèreté et humanité. […] Le film se revendique aussi comme une “comédie romantique politique”, une formule étonnante mais logique : parler de cette femme et de son monde, c’est parler de patriarcat, de corruption et d’une société en train de disparaître. […] Le politique domine tout le film, mais subtilement, à travers le travail, les rapports humains, les ambitions contrariées et l’intime. »
Constant Carbonnelle, surimpressions.be, 13 février 2026