Scénario Lucrecia Martel, d’après le roman d’Antonio Di Benedetto
Image Rui Poças
Musique Guido Berenblum
Montage Karen Harley, Miguel Schverdfinger
Production Rei Cine, Bananeira Films
Source Shellac
Interprétation
Daniel Giménez Cacho, Lola Dueñas, Matheus Nachtergaele, Juan Minujín, Rafael Spregelburd
En Argentine, à la fin du xviiie siècle. Le corregidor don Diego de Zama, isolé dans le Gran Chaco, espère une lettre du vice-roi du Río de la Plata lui signifiant sa mutation pour Buenos Aires. Souffrant de l’éloignement de sa famille, de l’ennui de son travail de fonctionnaire et du manque de reconnaissance de sa hiérarchie, il perd patience et se lance dans une quête pour le moins risquée.
« Lucrecia Martel parvient ici à nous faire éprouver par les sens, l’état de ces colons décadents, comme soumis à un espace-temps qui les dépasse alors qu’ils s’en croient les maîtres. Puis le film bascule totalement dans la démence en même temps que les personnages pénètrent dans un territoire dominé par des Indiens peints en rouge. Nous sommes plongés dans leur paysage cinématographique et mental, ce qui se traduit par un changement soudain de mise en scène, plus sèche, brutale, hachée, et le film devient alors vraiment génial, sidérant. Après une première vision déroutante de ce Zama, nous avons presque le sentiment d’avoir rêvé. »
Dès son premier film La Ciénaga, réalisé en 2001, Lucrecia Martel s’impose comme l’une des auteures majeures du renouveau du cinéma argentin. Une nouvelle vague à laquelle appartiennent aussi Fabián Bielinsky (Les Neuf Reines), Lisandro Alonso (La Libertad),...
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Zama
Lucrecia Martel
Argentine/Espagne/Brésil — fiction — 2017 — 1h55 — couleur — vostf
Daniel Giménez Cacho, Lola Dueñas, Matheus Nachtergaele, Juan Minujín, Rafael Spregelburd
En Argentine, à la fin du xviiie siècle. Le corregidor don Diego de Zama, isolé dans le Gran Chaco, espère une lettre du vice-roi du Río de la Plata lui signifiant sa mutation pour Buenos Aires. Souffrant de l’éloignement de sa famille, de l’ennui de son travail de fonctionnaire et du manque de reconnaissance de sa hiérarchie, il perd patience et se lance dans une quête pour le moins risquée.
« Lucrecia Martel parvient ici à nous faire éprouver par les sens, l’état de ces colons décadents, comme soumis à un espace-temps qui les dépasse alors qu’ils s’en croient les maîtres. Puis le film bascule totalement dans la démence en même temps que les personnages pénètrent dans un territoire dominé par des Indiens peints en rouge. Nous sommes plongés dans leur paysage cinématographique et mental, ce qui se traduit par un changement soudain de mise en scène, plus sèche, brutale, hachée, et le film devient alors vraiment génial, sidérant. Après une première vision déroutante de ce Zama, nous avons presque le sentiment d’avoir rêvé. »
Marcos Uzal, Libération, 5 septembre 2017
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Textes
Xavier Leherpeur (critique de cinéma) — 2018
Lucrecia Martel
Dès son premier film La Ciénaga, réalisé en 2001, Lucrecia Martel s’impose comme l’une des auteures majeures du renouveau du cinéma argentin. Une nouvelle vague à laquelle appartiennent aussi Fabián Bielinsky (Les Neuf Reines), Lisandro Alonso (La Libertad),...
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