Vera Cruz

Robert Aldrich

couleurs — 1 h 34 — 1954 — VOSTF

Scénario Roland Kibbee et James R. Webb, d’après une histoire de Borden Cahse Images Ernest Laszlo Montage Alan Grosland Jr. Son Manuel Topete, Galdino Samperio Musique Hugo Friedhofer Production James Hill pour Hecht-Lancaster Productions Distribution Artistes Associés – USA Interprétation

Gary Cooper (Benjamin Trane), Burt Lancaster (Joe Erin), Denise Darcel (la comtesse Marie Duvarre), César Romero (le marquis de Labordère), Sarita Montiel (Nina), Morris Ankrum (le général Aguilar), Ernest Borgnine (Donnegan), James Mc Callion (Little-Bit), Jack Lambert (Charlie), Henry Brandon (le capitaine Darette), Charles Buchinsky (Bronson) (Pittsburgh), Jack Elam (Tex), James Say (Abilene), Archie Savage (Ballard), Charles Horvath (Reno), Jesan Garcia (Pedro)

Mexique 1866 – Les partisans juaristes mènent la vie dure à Maximilien, empereur soutenu par des troupes franco-autrichiennes. Nombre d’aventu-riers américains, attirés par l’appât du gain, viennent offrir leurs services. Benjamin Trane, ancien officier confédéré qui a perdu tous ses biens, est de ceux-là. En chemin, il fait, de manière mouvementée, la connaissance de Joe Erin avec qui, désormais, il voyagera de concert, à la tête d’une vingtaine d’hommes. Après avoir rencontré dans un village le marquis de Labordère, émissaire de Maximilien, et évité un affrontement, en prenant des enfants en otage, avec le général juariste Aguilar, le groupe d’Américains sales, pouilleux et bruyants, surgit en pleine réception à la cour du palais de Mexico et fait scandale par son manque à l’étiquette. Finalement l’empereur — ébloui par la démonstration qu’ont fait Erin et Trane de la puissance de feu des Winchester — les engage à prix d’or pour escorter la comtesse Duvarre jusqu’à Vera Cruz. La caravane composée du carosse, de fourgons, d’une quarantaine de lanciers du capitaine Darette et des Américains progresse dans une région infestée de rebelles auxquels l’escorte est confrontée dans des escarmouches. Intrigués par l’importance de l’escorte et par les traces profondes laissées par le carosse, Trane et Erin décou-vrent, à la faveur d’une halte nocturne, qu’ils convoient de l’or. La comtesse survient et leur apprend qu’elle a l’intention de s’approprier ces « richesses » primitivement destinées à lever une grande armée en Europe et leur propose de se joindre à elle. Ceux-ci acceptent. Mais le marquis a tout entendu. Le lendemain, la troupe échappe avec de lourdes pertes à une embuscade, parvient dans une ville et se mêle à la fiesta qui bat son plein ; chez les « conspirateurs », la méfiance s’installe. La comtesse ourdit un complot avec le capitaine du navire en partance pour se débarrasser d’Erin après que celui-ci ait supprimé Trane. Mais Erin découvre son plan. C’est alors que Darette et ses hommes s’enfuient au triple galop emportant le carosse. Trane, Erin et leurs acolytes engagent une poursuite inutile, puisque l’or n’est plus dans la voiture et que ce n’était qu’une diversion. Survient Aguilar, qui n’ayant pas intercepté le chargement, se résigne à l’attaque des casernements de Vera Cruz. Les mercenaires se joignent à lui. Après un sanglant assaut, les rebelles emportent la position. De Labordère tente de sauver l’or, mais il est abattu par les sbires d’Erin. Celui-ci, après avoir supprimé ses hommes, s’apprête à emmener l’or quand Trane apparaît. Un duel les oppose au milieu des cadavres. Erin est abattu sous les yeux de la comtesse. Trane rejoint la cause des juaristes.